Samedi 31 janvier 2009
Je vous l'ai dit, je ne peux pas avoir accès aux pages des commentaires pollués,je suppose qu'elles sont trop lourdes, je ne peux donc pas les supprimer. J'ai demandé à overblog de le faire pour moi, j'attends, ils n'ont pas l'air de travailler le we.
Sinon la discussion pourrait être interessante, c'est dommage que certains ne soient là que pour empêcher cette discussion.
J'ai vu que je pouvais choisir l'option modération des commentaires, mais je ne sais pas comment l'activer, de plus je n'en ai pas vraiment envie, c'est fastidieux et c'est la fin de la liberté pour ceux qui écrivent, le retour à l'autocensure, comme quand on écrivait au courrier des lecteurs et qu'il fallait attendre l'approbation d'un petit merdeux de journaliste pour être publié. Je croyais qu'internet supprimerait tout ça.
Bon, pour l'instant on pilote à vue.
Par konk
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Commentaires

Bravo cher Konk!
Vous reprenez la main et cela nous rechauffe le coeur!
Que vous en appelliez a la Komandantur nous semble bien naturel...
D'ailleurs je sollicite le Pr Robert F. ainsi que Serge Fhion et tous leurs admirateurs pour que nous deposions un projet de Loi visant a reprimer les detracteurs de la version officielle de l'Histoire Revisee tentant fallacieusement de pretendre a l'existence de la shoah!
Ainsi nous ferons taire ces obscurs propagateurs de haine antirevisionnistes! 

Commentaire n°1 posté par Antechrist le 31/01/2009 à 22h02

Mais vous revez Konk!

Avez vous perdu la raison durant les heures les plus noires que votre blog ait vécu??

Ne sentez vous pas le souffle chaud des maranes de la Loge du Grand Orient sur votre nuque moite ??

Ils sont la ! Ils sont partout ! Moi-même je me suis barricadé dès les premiers signes de l’attaque, les provisions au Champion sont faites, mon abonnement Choc du Mois renouvellé : je peux tenir mille ans ! Comme les traces de HCN et Le Reich !!!!

Je vous en conjure suicidez vous et faites en autant avec OverBlog ce repaire sémite enjuivé du wouaibe !


L'epuration a commence! 

ADIEU !

Commentaire n°2 posté par Furax le 31/01/2009 à 22h11

Je suis le Professeur FAURISSON et je vous demade de vous arreter!

Goyim ! Nous sommes damnés ! Irrémédiablement Damnés !

REPENTONS NOUS !

Commentaire n°3 posté par Prof le 31/01/2009 à 22h22

Bulletin France Info 17h00:

Au milieu des infos politiques, des résultats du Quinté et de la météo l’information laconique tombe : « le Yad Vashem annonce que l’entreprise exterminatrice nazie de19 42 à 1944 n’a pas perpétré de gazages massifs a l’aide de dispostifs « dits de chambres a gaz », les meurtres par balles à grande échelle et l’utilisaton avéréede camions gaz expliquent a eux seuls …etc etc …

 

Que pensez de la réaction du grand public ?

 

Je soutiens qu’il ne se passerait strictement RIEN.

Je soutiens cela a l’aune de la réaction de l’opinion publique lors de la réévaluation du nombre de morts d’Auswitch de 4 à 1 million de morts :… RIEN .

 

Merci a tous pour votre attention.

 

 

Commentaire n°4 posté par Schtauff le 31/01/2009 à 23h16
Quels camions à gaz avérés ?
Réponse de konk le 01/02/2009 à 08h09
Que voudriez-vous qu'il se passât ?
La Shoah n'est pas une opinion historique, sinon on pourrait en discuter, c'est un Dogme quasi universellement accepté, même par les évêques catholiques (de vatican II).
Commentaire n°5 posté par Mgr Williamson le 31/01/2009 à 23h35

Vos discussions et « combats » sont donc INUTILES !

Bonne soirée…

Amitiés a mon ami RevisoBuster, bisous à Antechrist, Mysterious, RevisoKiller, calins au Colosse des Marais.

Merci a tous pour cette apothéose !

 

Commentaire n°6 posté par Schtauff le 31/01/2009 à 23h39
bonjour, je suis nina41x49, celle qui ecrivit il y a deux semaines environ, pas le psychopathe ordurier qui a usurpé le peudo dans le précédent et hallucinant fil (se faisant nommer nina41x49=0)

A peine une heure que ce nouveau article de konk est publié et déjà 6 commentaires pourris des "légalistes".....encore une fois ces types sont de veritables malades mentaux,  de vrais psychopathes à qui je ne confierai pas mes enfants, des gars qui si l'anonymat leur été assuré comme ici seraient capables dans la vraie vie des pires abominations tant qu'ils se sentiraient à l'abri, bref des ordures integrales. On se demande à quoi se résume leur triste vie à part vomir sur ce blog ??? Bref Passons.

Et profitons d'etre au debut de ce fil et de garder encore une certaine visibilité pour dire ceci :

J'ai profité de ces quelques jours pour aller visiter les sites des uns et des autres aaargh (avec beaucoup de mal car le site est bloqué, il faut passer par un relais) et phdn

Ca n'a pas changé ma vision des choses, toutefois cette méthode d'étude n'est pas bien adaptée, les sites ne se répondent pas directement, il faut faire un constant aller-retour sur le moindre point et malgré tout on n'arrive pas à avoir une idée claire même sur des choses simples.

Des arguments simples développés sur phdn ne sont pas réfutés par aaargh, mais c'est aussi valable dans l'autre sens.

aaargh donne des liens vers phdn mais l'inverse n'est pas vraie, donc aaargh a l'air plus confiant que phdn

Il faudrait y passer des mois ce dont je n'ai pas envie. L'idéal serait un débat entre les tenants d'un camp et de l'autre, pris parmi ceux qui eux ont étudié le probleme à fond.

Ce n'est évidemment pas ici que ce débat peut avoir lieu je m'en doute et je sais de quel camp viendrait le refus - hélas du mien, de ceux qui croient aux chambres à gaz.

Ma question est donc simple : existe t-il un site un forum ou un blog ou les deux thèses s'afrontent, argument contre argument, sans échanges d'insultes ou de ricanements, sans diversion et loyalement ?

Pour ma part, comme je m'attends aux vociférations hystériques habituelles, au détournement de pseudo et à toute la panoplie habituelle des petits cons, je fais comme d'autres, je ne publierai plus de messages ici, en tout cas jusuqu'à une eventuelle moderation de konk.

nina
Commentaire n°7 posté par nina41x49 le 31/01/2009 à 23h50

AUSCHWITZ: TECHNIQUE AND OPERATION OF THE GAS CHAMBERS (1989)

ou BRICOLAGE ET "GAZOUILLAGES" à Auschwitz et à Birkenau selon J.-C. Pressac (1989)

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par Robert Faurisson

 

*****

 

 

L'énorme ouvrage que Jean-Claude Pressac consacre aux chambres à gaz homicides d'Auschwitz et de Birkenau est paru il y a plus d'un an. S'il avait réellement apporté la moindre preuve de l'existence de ces prétendues chambres à gaz, les médias du monde entier auraient retenti de la nouvelle. Or, au lieu du vacarme, c'est le silence. L'explication de ce silence tient au fait que l'auteur, loin d'apporter la preuve attendue, prouve involontairement que les révisionnistes avaient raison de conclure de leurs propres recherches que ces chambres à gaz n'étaient qu'un mythe. Ainsi qu'on va le voir, le livre de Pressac est une calamité pour les exterminationnistes, une aubaine pour les révisionnistes.

Depuis 1978, innombrables ont été les livres, les documents, les films censés nous prouver, enfin, la réalité des chambres à gaz hitlériennes. De leur côté, les professeurs ou les chercheurs, qui se portaient de conférences sur l'"Holocauste" en colloques sur la "Shoah", nous promettaient que, sur ce chapitre, on allait voir ce qu'on allait voir. Mais rien en définitive n'est venu combler les espoirs ainsi créés. Rien. Jamais.

Pourtant, la parution de ces livres, de ces documents, de ces films ainsi que la tenue de ces conférences ou de ces colloques étaient généralement accompagnées d'un éphémère brouhaha médiatique ou d'une apparence d'agitation intellectuelle comme s'il se produisait vraiment du nouveau. La fièvre retombait vite mais au moins avait-on, pendant quelques jours, créé l'illusion d'un événement.

Rien de tel avec le livre de Pressac. Le silence, cette fois-ci, est écrasant. Un seul journaliste a commenté l'ouvrage. Il s'agit de l'Américain Richard Bernstein dont l'article est paru dans le New York Times du 18 décembre 1989 (section C, p.11, 14). Le titre de cet article et la photographie extraite du livre et choisie pour illustrer l'article sont significatifs de l'embarras du journaliste new-yorkais. Le titre porte:

Un nouveau livre réfute, dit-on, l'opinion révisionniste sur l'Holocauste (A New Book Is Said to Refute Revisionist View of Holocaust).

La photographie représente une porte de bois avec un encadrement métallique et, au centre, un judas; on note, par ailleurs, des inscriptions à la craie en allemand et en russe. Voici la légende du New York Times:

Une photographie d'une porte de chambre à gaz provenant du livre Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers. Un avertissement écrit sur la porte après la libération du camp porte: "Attention! Danger! Entrée interdite!"

Le journaliste est assez honnête pour souligner que l'inscription est postérieure à la guerre mais, ce qu'il ne révèle pas à son lecteur, c'est que cette photographie est présentée par Pressac lui-même dans le chapitre des chambres à gaz... de désinfection (p.50). La vérité oblige à dire que le malheureux journaliste ne pouvait trouver mieux: parmi les centaines de photographies et de documents du fastidieux pensum, il est impossible de découvrir une seule pièce qu'on puisse décemment présenter comme une preuve de l'existence d'une seule chambre à gaz homicide. Le même jour, dans une autre édition du New York Times (section B, p.1, 4), le même article paraissait sous un autre titre:

Auschwitz: un sceptique confirme l'horreur (Auschwitz: A Doubter Verifies The Horror).

Cette fois-ci, R.Bernstein prélevait une photographie qui présentait un plan-projet de crématoire et une photographie qui montrait un petit groupe d'hommes nus sortant d'une grande salle de douches. La première photographie provient de la page 141 du livre où le plan-projet est dit concerner un crématoire sans chambre à gaz homicide. La seconde photographie est extraite de la page 80 où il est dit que ces hommes nus sont des prisonniers qui, les chaussures à la main, passent d'une salle de douches vers la "Salle de séchage; Côté propre", et cela dans un vaste ensemble de douches et de désinfection.

Le contenu de l'article mériterait d'être intégralement reproduit pour la circonspection de son auteur vis-à-vis de Pressac. Et, comme on le voit, aucune des trois photographies n'illustre la thèse d'une extermination en chambres à gaz.

En France, on note de-ci, de-là quelques brèves mentions du gros ouvrage. On y sent l'expression d'un dernier et fol espoir en une planche de salut. De ce point de vue, le cas de Pierre Vidal-Naquet est déchirant. Cet universitaire aura, durant ces dernières années, soutenu deux auteurs sur lesquels il comptait pour répliquer aux révisionnistes: Arno Mayer et Jean-Claude Pressac ou, comme il le dit lui-même, un historien juif américain "enseignant dans l'université très élitiste de Princeton" et un Français, "pharmacien de banlieue, connaissant et pratiquant la chimie" (Arno Mayer, La "Solution finale" dans l'histoire, Préface de Pierre Vidal-Naquet, La Découverte, 1990, p.VIII)1 . Son collègue et ami Arno Mayer vient de lui jouer un tour pendable en écrivant:

Les sources dont nous disposons pour étudier les chambres à gaz sont à la fois rares et peu sûres (Ibid., p.406)2.

Ce qui fait écrire à P.Vidal-Naquet:

Personne en tout cas, désormais je veux dire: après le livre de Jean-Claude Pressac ne pourra plus parler à propos des chambres à gaz d'Auschwitz de sources "rares et peu sûres" comme le fait Mayer (Ibid., p.IX).

Mais ce que P.Vidal-Naquet préfère passer sous silence, c'est que Pressac, lui aussi, le tourne involontairement en ridicule (voy., ci-dessous, p.86, n.4)!

Ni Arno Mayer, ni Jean-Claude Pressac ne sont parvenus à découvrir la moindre preuve de l'existence de chambres à gaz homicides à Auschwitz ou à Birkenau.

 

Un auteur et un livre qu'on nous cache

 

J.C.Pressac est donc pharmacien. Il exerce dans la banlieue parisienne à la Ville du Bois (Essonne). Vers 1979-1980, il avait d'abord offert ses services aux révisionnistes, qui avaient fini par le congédier; vers 1981-1982, il avait ensuite assiégé Georges Wellers, directeur du Monde juif, qui, finalement, s'était débarrassé de lui; enfin, il était allé présenter ses services au couple Klarsfeld qui l'emploie encore aujourd'hui, mais de façon curieuse. Serge et Beate Klarsfeld n'ont pas publié l'ouvrage dans sa version française originale mais dans une traduction américaine. Celle-ci est introuvable à l'adresse indiquée: The Beate Klarsfeld Foundation, 515 Madison Avenue, New York, N.Y.10002. On dirait que ce curieux ouvrage est placé sous clé, en quelques tabernacles, et qu'il n'est accessible qu'à quelques élus. En janvier 1990, j'en obtenais, par chance, un exemplaire.

En octobre 1990, de passage à Washington, je me rendais dans ces deux sanctuaires de la recherche internationale que sont la Bibliothèque du Congrès et les Archives nationales et, par simple curiosité, je voulus m'y faire communiquer l'ouvrage. Impossible: il était, certes, répertorié dans le fichier général, mais curieusement absent des rayons, sans qu'on pût m'expliquer les raisons de cette absence.

Quand il arrive à Pressac, qui brûle de prendre la parole à la radio ou dans des colloques, d'y faire des apparitions, on a le sentiment que ses cornacs s'ingénient soit à lui couper la parole, soit à le maintenir dans le silence. C'est ainsi que, récemment, invité à un colloque antirévisionniste organisé à Lyon par l'Union des étudiants juifs de France et le Conseil représentatif des institutions juives de France, il a été interdit de parole; un journaliste écrit: "[J.C.Pressac], présent, n'a même pas pu présenter son travail, hier, et il l'a mal pris" (Lyon Matin, 24 avril 1990, p.7).

Ses amis ont de bonnes raisons pour le cantonner dans un rôle d'utilité; ils savent que, dès que Pressac ouvre la bouche, ils ont à craindre le pire pour leur propre cause: tout le monde peut alors se rendre compte que le malheureux pharmacien éprouve de graves difficultés à s'exprimer, soutient une thèse horriblement confuse et manie la gaffe avec un réel bonheur.

 

Une aubaine pour les révisionnistes

 

Je parlerai longuement de son ouvrage pour les raisons suivantes:

1·L'ouvrage est absurde jusqu'à la loufoquerie et, à ce titre, il constitue une curiosité historique et littéraire que l'historien n'a pas le droit d'ignorer; la fragilité mentale de l'auteur, jointe à son goût pour la manipulation des données, pour les comptes d'apothicaire, pour la poudre aux yeux et pour les affirmations sans preuves constituent pour l'amateur d'insolite un régal en soi;

2·La thèse défendue par Pressac illustre l'état de décomposition où en est arrivée la théorie de l'extermination des juifs; selon notre pharmacien, on ne peut plus soutenir, comme l'ont fait les juges de Nuremberg et les autorités du Musée d'Auschwitz, que les Allemands ont bâti dans ce camp, de propos délibéré, de vastes chambres à gaz, véritables usines à gazer qui, des années durant, auraient impeccablement fonctionné; pour lui, les Allemands auraient bricolé des pièces inoffensives pour les transformer tant bien que mal en chambres à gaz homicides (c'est le cas de deux grands crématoires) et procédé à des gazages improvisés et épisodiques (c'est le cas de deux autres crématoires); en somme, pour reprendre des expressions que j'ai maintes fois entendues dans la bouche de notre homme, il se trouve qu'à Auschwitz et à Birkenau on aurait plutôt bricolé et "gazouillé"; bricolage et "gazouillages": tout Pressac est là;

3·Cette volumineuse compilation est comme une montagne qui aurait accouché d'une souris, et la souris est révisionniste; en effet, le peu de substance qu'on retire de la lecture de Pressac confirme pleinement que les révisionnistes étaient et sont dans le vrai;

4·Pour la première fois, un exterminationniste accepte, du moins en apparence, un débat avec les révisionnistes sur le terrain qui leur est cher: celui de l'argumentation scientifique et technique; l'occasion est trop belle de démontrer l'impuissance des exterminationnistes sur ce terrain-là, aussi.

 

Un titre trompeur

 

Pressac a choisi pour son ouvrage un titre trompeur. Il ne consacre en fait pas un seul chapitre aux chambres à gaz homicides et encore moins à la "technique" ou au "fonctionnement" desdites chambres. Il ne cesse d'affirmer que ces chambres ont existé mais nulle part il ne le démontre. Je me livre souvent à l'expérience suivante: je fais ouvrir l'ouvrage à une demi-douzaine de pages différentes et j'invite à constater qu'à chaque fois, immanquablement, ou bien il n'est pas du tout question de chambres à gaz homicides, ou bien il en est question en même temps que d'autre chose ou bien, enfin, il s'agit, d'après l'auteur lui-même, non pas de "preuves" mais d'"indices" ou de "traces" de chambres à gaz. Des chapitres sont dévolus au Zyklon-B, aux installations de désinfection, au Zentral Sauna (grand complexe de douches et de désinfection situé à Birkenau), aux crématoires, aux témoignages, aux révisionnistes, à la ville d'Auschwitz, à la vie privée de J.C.Pressac. Des développements sont consacrés à des détails, toujours confus, de robinetterie, de plomberie, de ventilation, d'escalier, de maçonnerie, de chauffage ou encore à des confidences d'ordre plus ou moins intime, le tout dans le pire désordre et dans un langage constamment embarrassé. Mais, sur les chambres à gaz qualifiées d'homicides, on ne trouve aucun chapitre en tant que tel ni même aucun développement autonome qu'on puisse détacher un instant de cet ensemble pour l'examiner en lui-même.

Pressac veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes; ou encore des douches, des chambres à gaz de désinfection, des dépositoires pour des chambres à gaz homicides.

Méthode de gribouille: chambres à gaz de désinfection ou chambres à gaz homicides?

 

Pressac ne respecte aucunement le plan de son ouvrage. Le désordre est général. Les redites pullulent. Les considérations techniques sont décousues. On était en droit d'attendre, vu le titre de l'ouvrage, un exposé technique, particulièrement documenté, sur "l'arme du crime".

Puisque, selon l'auteur, il a existé à Auschwitz et à Birkenau un nombre considérable de chambres à gaz de désinfection (p.550) et que de telles chambres ne pouvaient pas, pour d'évidentes raisons matérielles, servir à un usage homicide, en quoi une chambre à gaz homicide se distinguait-elle d'une chambre à gaz de désinfection?

Puisque, toujours selon l'auteur, dans tel document (p.28) les mots de "Gaskammer" (chambre à gaz), de "Gastuer" ou de "gasdichte Tuer" (porte étanche au gaz), de "Rahmen" (châssis), de "Spion" (judas) s'emploient communément pour un gazage de désinfection, comment les seuls mots de "gasdichte Tuer" pourraient-ils soudain, dans tel autre document (p.430), apporter la preuve d'un gazage homicide?

Ne risque-t-on pas, à chaque instant, de croire découvrir une chambre à gaz homicide là où, en réalité, il n'était question dans tel document allemand que d'une chambre à gaz de désinfection?

Sans un critère, sans le moindre viatique, nous voici, dès les premières pages d'un livre où règne le désordre, condamnés au doute, à l'incertitude, aux pires méprises, et cela dans un dédale de considérations hétéroclites.

J'attendais avec curiosité la réponse de Pressac à ces questions élémentaires. Non seulement, il ne nous fournit aucune réponse mais il confesse son propre embarras et, comme on va le voir, il invente, pour se tirer d'affaire, une pitoyable explication technique. Voici ce qu'il écrit à ce sujet:

Comme les chambres à gaz homicides et de désinfection utilisant le Zyklon-B avaient été installées et équipées selon le même principe, elles avaient des portes étanches au gaz de caractère identique, fabriquées dans les mêmes ateliers [d'Auschwitz]. La confusion [dont furent victimes les Soviétiques qui, en 1945, présentèrent comme preuves de gazages une chambre à gaz de désinfection] était inévitable vu qu'à cette époque on ne savait pas distinguer entre les deux types de chambres à gaz [...]. La seule différence est dans les portes étanches: il y a à l'intérieur des portes des chambres à gaz homicides une grille hémisphérique protégeant le judas (p.41).

L'auteur reviendra sur ce sujet à la page49 et surtout à la page50, comme s'il détenait là une preuve technique, une preuve matérielle de l'existence de formidables chambres à gaz homicides à Auschwitz. Cette apparence de preuve tient en deux photographies de mauvaise qualité. A gauche, l'extérieur d'une porte étanche au gaz avec un judas et, à droite, l'intérieur de cette même porte avec un judas protégé par une grille hémisphérique. C'est cette grille qui ferait la différence entre une porte de chambre à gaz homicide et une porte de chambre à gaz de désinfection: elle protège le judas; grâce à elle, les victimes n'auraient pu briser le verre par lequel les SS les observaient! A la page50, Pressac n'est pas trop affirmatif et il écrit que cette grille de protection permet de conclure "raison nablement" à un usage homicide ("makes it reasonable to conclude a homicidal use"). Mais, cent-cinquante pages plus loin, il reproduira à nouveau ces deux photographies avec une légende différente; cette fois-ci, s'enhardissant, il déclarera sans ambages qu'il s'agit (indiscutablement) d'une "porte étanche de chambre à gaz homicide ainsi qu'on peut le voir par la lourde grille hémi sphérique protégeant le judas à l'intérieur" (p.232). On a là un exemple caractéristique, chez Pressac, de son incapacité à mettre de l'ordre dans ses remarques, de ses redites perpétuelles, de sa manie de passer de l'affirmation hypothétique à la pure affirmation sur un même sujet. La confusion du lecteur s'accroît quand, encore cent-vingt pages plus loin, celui-ci découvre la photographie d'une porte de bois avec la légende suivante:

Une porte étanche au gaz, presque intacte, dans les ruines de la partie ouest du KremaV [...]. Cette porte n'a pas de judas bien qu'elle ait été utilisée pour des gazages homicides (p.425).

Comment Pressac sait-il alors que cette porte a été utilisée [sic] pour de tels gazages?

Et la confusion pressacoise atteint probablement le comble quand, à la fin de l'ouvrage, la photographie d'un petit bâtiment de briques du Stutthof-Danzig nous est présentée en ces termes:

[...] Cette chambre, utilisée à l'origine pour la désinfection des effets, fut plus tard utilisée comme chambre à gaz homicide. Cet usage mixte est un exemple extrême de la confusion créée sur une période de trente années et, plus encore, par la difficulté de distinguer ou par le refus délibéré de distinguer entre des chambres à gaz de désinfection et des chambres à gaz homicides (p.541).

En fin de compte, le lecteur ne voit plus du tout quelles sont, pour Pressac, les caractéristiques physiques d'une chambre à gaz homicide d'Auschwitz, ni même d'une simple porte de chambre à gaz homicide dans ce camp. C'est notre homme qui, selon son caprice, décide de qualifier d'homicide telle chambre ou telle porte qui, en réalité, pouvaient être totalement inoffensives.

Mais, pour en revenir à cette grille qui le préoccupe si fort, notre pharmacien aurait dû consulter un spécialiste des chambres à gaz de désinfection et lui poser, par exemple, la question suivante: ces grilles ne protégeaient-elles pas tout simplement soit l'extrémité d'un dispositif prévu pour mesurer la température de la chambre, soit un cylindre pour tester chimiquement la densité du gaz dans le local? (Voy. le rapport Leuchter, Annales d'Histoire Révisionniste, n· 5, 1988, p.97, section 17004, et, de J.C.Pressac lui-même, "Les Carences et incohérences du rapport Leuchter", Jour J, La Lettre télégraphique juive, décembre 1988, p.VIII, où se trouve mentionné le "thermomètre" d'une chambre à gaz de désinfection à Majdanek.)

La confusion entre gazages de désinfection et gazages homicides se poursuit avec l'affaire des camions partant d'Auschwitz pour aller chercher des boîtes de ZyklonB à l'usine de Dessau, ville située au sud de Berlin. Pressac cite cinq "autorisations de route", parfaitement connues des révisionnistes (p.188). Dans ma Réponse à Pierre Vidal-Naquet (La Vieille Taupe, 2 e éd., 1982, p.40), je reproduisais le texte d'un message-radio en date du 22juillet 1942 adressé sous la signature du général Glücks au camp d'Auschwitz:

Par le présent [message-radio] j'accorde l'autorisation d'effectuer le trajet aller/retour d'Auschwitz à Dessau pour un camion de 5 tonnes afin d'aller y chercher du gaz destiné au gazage du camp pour lutter contre l'épidémie qui s'est déclenchée.

Les mots allemands sont "Gas fuer Vergasung": du gaz pour gazage. Ici, et dans deux autres documents du même genre, il est expressément question de gazage pour désinfection (22 et 29 juillet 1942 ainsi que 7 janvier 1943). Entre-temps, les 26août et 2octobre 1942, deux autres documents du même genre parlent de "matériel pour traitement spécial" et de "matériel pour le transfert des juifs". Pressac y voit la preuve qu'il s'agissait, ces deux fois-là, de gaz pour tuer les juifs! Il n'en est rien. Il s'agit, comme le montre le contexte général (les trois autres textes de même nature), de gaz pour la désinfection des vêtements ou des locaux à cause de l'arrivée des juifs déportés. Le terme de "traitement spécial" (Sonderbehandlung) désignait ici le "transport" des juifs (Transportierung) (Réponse à Pierre Vidal-Naquet, op. cit., p.24). Plus il arrivait de monde à Auschwitz, plaque tournante pour la réexpédition d'un grand nombre de déportés vers d'autres camps après une période de quarantaine, et plus il fallait de ZyklonB.

 

Les six lieux de gazage selon l'histoire traditionnelle et selon Pressac

 

Ces six lieux sont, d'abord, le Krematorium-I ou Krema-I (également appelé Altes Krematorium ou vieux crématoire) situé dans le camp principal d'Auschwitz et visité par d'innombrables touristes (présenté comme en état d'origine); ensuite, situés à Birkenau, le Bunker-1 et le Bunker-2 (on ne sait trop où les situer), les Krematorium ou Krema-II et III (à l'état de ruines permettant des investigations) et les Krematorium ou Krema-IV et V (à l'état de vestiges).

 

Selon Pressac, le Krema-I aurait été conçu dans une intention criminelle et les gazages homicides dans ce crématoire constitueraient un "fait établi". Mais il s'agit là de sa part d'affirmations qu'il n'étaye d'aucun argument, d'aucun document et, dans les trente-huit pages qu'il consacre à ce bâtiment (p.123-160), il se contente essentiellement de rapporter des témoignages de gazages et non des preuves. Ces témoignages, sur lesquels je reviendrai, le laissent pourtant tout à fait insatisfait. Il rappelle, à la suite des révisionnistes, comment, après la libération du camp, les Polonais ont transformé et maquillé ce crématoire pour mieux convaincre les visiteurs de l'existence d'une chambre à gaz homicide. Les supercheries ont été nombreuses. C'est, par exemple, pour cacher certaines d'entre celles-ci que les Polonais, nous révèle-t-il, ont étendu sur le toit un carton bitumé (p.133). La plus belle de ces supercheries, découverte par les révisionnistes et reprise par Pressac (p.147), est celle de la prétendue porte d'entrée des victimes dans la chambre à gaz; en réalité, cette porte avait été ouverte très tardivement par les Allemands comme un accès à l'abri anti-aérien qu'était devenu l'endroit. Bref, pour Pressac, ce que les touristes visitent aujourd'hui est à considérer comme un "authentique symbole des gazages homicides d'Auschwitz" (p.133), c'est-à-dire comme une représentation imaginaire puisque, ici, un symbole n'est pas une réalité et qu'un "authentique symbole" est encore plus loin de la réalité.

Dans sa conclusion, il réalise un véritable tour de bonneteau. Il en appelle au rapport Leuchter comme à la preuve matérielle la seule de la réalité de gazages homicides en cet endroit. Il dit que Fred Leuchter, dont il décline les qualifications, a prélevé sept échantillons de briques et de ciment et qu'à l'analyse six d'entre eux ont révélé la présence de cyanure; puis il écrit en caractères gras:

Ces résultats, virtuellement tous (6 sur 7) positifs, prouvent l'usage d'acide cyanhydrique dans la Leichenhalle du Krematorium-I, d'où son usage en tant que chambre à gaz homicide (p.133).

Pressac s'abstient de dire que Leuchter

a abouti exactement à la conclusion inverse: pour ce dernier, il n'a existé, ni pu exister de chambre à gaz homicide en cet endroit;

a fondé sa démonstration sur une série de constatations physiques;

a renforcé cette démonstration par des analyses chimiques confiées à un laboratoire américain; ces analyses ont révélé que, dans la prétendue chambre à gaz homicide, les quantités de ferrocyanures étaient, soit nulles, soit infinitésimales par comparaison avec l'échantillon prélevé dans une chambre à gaz de désinfection, reconnue comme telle par les autorités du musée, et qui révélait une quantité de ferrocyanures égale à 1050mg par kilo, c'est-à-dire, en moyenne, 133 fois plus que les quantités trouvées dans les prétendues chambres à gaz homicides.

Je reviendrai plus loin sur le rapport Leuchter et l'usage qu'en fait Pressac3. Notons, pour l'instant, que notre homme utilise à son profit ce rapport et les analyses chimiques qu'il contient. Georges Wellers agit de même (voy. "A propos du "rapport Leuchter" et les [sic] chambres à gaz d'Auschwitz", Le Monde juif, avril-juin 1989, p.45-53), qui estime que "les résultats des analyses chimiques sont obtenus par un spécialiste très compétent et consciencieux [Fred Leuchter]" mais que "sa compréhension du problème posé est au-dessous de tout" (Ibid., p.48). P.Vidal-Naquet abusait donc de la crédulité générale quand, devant un parterre d'élèves du lycée Henri IV, à Paris, il déclarait, le 24 septembre 1990, à propos du rapport Leuchter:

C'est un document grotesque qui ne démontre rien. Wellers et Pressac ont dit ce qu'il faut en penser.

Ajoutons que Pressac dit que Leuchter a été "commissionné" par les révisionnistes, laissant ainsi entendre que ceux-ci ont été pris à leur propre jeu et que l'ingénieur américain a cruellement déçu ses "commanditaires". Or, Leuchter a bel et bien démontré que les révisionnistes avaient raison et il a agi en toute indépendance d'esprit, comme un homme qui jusqu'alors croyait à la réalité des chambres à gaz homicides allemandes.

Puisque Pressac admet que les Polonais ont fortement maquillé les lieux, il lui appartenait d'examiner la question des gazages dans la prétendue chambre à gaz telle qu'elle était à l'origine avant tout maquillage, d'après les plans qu'il nous en présente, des plans que j'avais découverts en 1976, publiés en 1980, et dont il m'est redevable. Or, il n'en fait rien parce qu'il lui aurait fallu admettre l'évidence: de vastes opérations de gazage, tout près de la salle des fours et à vingt mètres de l'hôpital SS, auraient tourné à la catastrophe générale.

Le local a pu être désinfecté au Zyklon-B, comme il convient pour un dépositoire où l'on entassait, notamment, des cadavres de typhiques; d'où, sans doute, ces infinitésimales traces de ferrocyanures.

Ni Gerald Reitlinger, ni Raul Hilberg, ni Pierre Vidal-Naquet ne paraissent croire qu'il a existé là une chambre à gaz homicide; quant à Olga Wormser-Migot, elle dit expressément dans sa thèse qu'Auschwitz-I était sans chambre à gaz (homicide) (Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945), PUF , 1968, p.157).

Pressac est donc peut-être le dernier tenant de la "chambre à gaz homicide du Krema-I". Du moins officiellement, car, en privé, devant Pierre Guillaume et moi-même, je me souviens qu'il en faisait des gorges chaudes.

Pour ce qui est du Bunker-1, il admet qu'en fin de compte même l'emplacement matériel nous en est inconnu (p.163). Il ajoute qu'on ne possède ni traces matérielles, ni plan d'origine (p.165). Quant aux charniers qui auraient été proches de ce Bunker et dont l'odeur aurait été insupportable, il estime qu'ils sont un produit de l'imagination des "témoins" et que l'odeur en question était celle de bassins de décantation (p.51, 161).

Pour le Bunker-2, on n'aurait pas non plus de preuves. Pressac pense avoir retrouvé les vestiges de cette maison et il ne fournit que des "témoignages" qu'il juge lui-même peu plausibles; ces témoignages sont parfois accompagnés de dessins; s'y ajoutent de vagues plans de situation dus à une commission soviétique (p.171-182).

Le bilan jusqu'ici établi par Pressac est effrayant si l'on songe qu'une bonne partie de l'histoire des gazages homicides d'Auschwitz est fondée sur la certitude que des Allemands ont procédé en ces trois points (Krema-I, Bunker-1, Bunker-2) à des gazages massifs. Cette certitude, dont on voit aujourd'hui qu'elle n'était fondée sur aucune preuve, a envahi les livres d'histoire et les rôles des prétoires: des Allemands ont été condamnés en grand nombre pour ces prétendus gazages dans le Krema-I, dans le Bunker-1 et dans le Bunker-2.

Le Krema-II aurait été conçu SANS chambre à gaz homicide (p.200). C'est là que la thèse pressacoise diffère totalement de la thèse traditionnelle. Les Allemands, selon lui, auraient transformé une inoffensive chambre froide semi-enterrée (Leichenkeller-1) en une chambre à gaz homicide. Ils auraient procédé, pour cela, à des bricolages mais sans modifier la ventilation; celle-ci serait restée conforme à celle d'une chambre froide avec évacuation de l'air vicié par le bas; elle aurait donc été contraire à celle d'une chambre à gaz à l'acide cyanhydrique, où l'air chaud et le gaz auraient exigé une évacuation de l'air vicié par le haut.

Le Krematorium-II aurait fonctionné comme chambre à gaz homicide et comme installation de crémation du 15 mars 1943, avant son entrée en service officielle le 31 mars [1943], jusqu'au 27 novembre 1944, "anéantissant un total d'approximativement 400.000 personnes, la plupart d'entre elles étant des femmes, des enfants et des vieillards juifs" (p.183).

Pressac n'offre pas de preuves à l'appui de telles affirmations. Il affirme même que l'extermination "industrielle " des juifs à Auschwitz-Birkenau fut "planifiée entre juin et août 1942 et effectivement réalisée entre mars et juin 1943 par l'entrée en service des quatre crématoires" (p.184). Ces dates sont connues pour être celles où les Allemands, alarmés par les ravages du typhus, ont décidé de bâtir ces crématoires, puis ont fini de les bâtir, mais on ne voit pas ce qui permet à Pressac d'affirmer, en plus, que ces dates coincident avec une décision de gazer et la mise en oeuvre de gazages! Nulle part il ne nous révèle qui a pris une pareille décision, quand, comment, pourquoi, quels auraient été les autorisations, les instructions, les crédits financiers et, aussi, quels sont les gens qui, sur place, auraient été réquisitionnés pour une telle entreprise et qu'il aurait bien fallu mettre au courant des modalités de ce gigantesque assassinat. Il dit qu'on manque de document pour préciser à quelle date la décision a été prise d'une transformation "criminelle" (Ibid.)!

Le Krema-III aurait été, lui aussi, conçu SANS chambre à gaz homicide (p.200). Les Allemands auraient procédé aux mêmes travaux de bricolage que dans le Krema-II. Le Krema-III, lui, aurait fonctionné du 25 juin 1943 au 27 novembre 1944, "tuant environ 350.000 victimes " (p.183).

Les Krema IV et V auraient été conçus AVEC chambres à gaz homicides (p.384). Ils auraient fonctionné, l'un à partir du 22mars et l'autre à partir du 4avril 1943 (p.378) mais ils auraient à peine été utilisés. "Après deux mois, le Krema IV fut complètement hors service. Le Krema-V n'entra en service que plus tard mais ne valut guère mieux" (p.384, 420). La procédure de gazage aurait été "illogique jusqu'à l'absurdité" (p.379) et aurait constitué un vrai "numéro de cirque" pour le SS gazeur (p.386; voy., ci-dessous, p.85-89).

Il importe de rappeler ici qu'en 1982 Pressac soutenait que les Krema-IV et V avaient été conçus SANS chambres à gaz homicides; les Allemands y avaient, selon lui, transformé des pièces inoffensives en chambres à gaz homicides ("Les "Krematorien"-IV et V de Birkenau et leurs chambres à gaz, Construction et fonctionnement", Le Monde juif, juillet-septembre 1982, p.91-131). Il ne nous confie jamais pourquoi il a renoncé à cette thèse pour adopter ici une thèse diamétralement contraire.

En résumé, si l'on en croit notre guide, on obtiendrait, pour les crématoires conçus AVEC ou SANS chambres à gaz homicides, la séquence suivante selon l'ordre chronologique d'entrée en fonction:

Krema-I :conçu AVEC chambre à gaz homicide

Krema-IV :conçu AVEC (thèse Pressac en 1982: SANS )

Krema-II :conçu SANS

Krema-V :conçu AVEC (thèse Pressac en 1982: SANS )

Krema-III :conçu SANS

La logique et la chronologie ne sauraient se satisfaire de tant de caprices et de tant d'incohérences.

 

Selon Pressac, presque pas de Zyklon-B pour tuer les hommes

 

Selon notre homme, le Zyklon-B aurait été utilisé à plus de 95% pour exterminer la vermine, qui est longue à tuer, et à moins de 5% pour exterminer les gens, faciles à tuer (p.15). Il ne nous révèle pas comment il est parvenu à déterminer ces quantités. On est loin de l'affirmation des exterminationnistes en général, et de Raul Hilberg en particulier qui assure que:

La presque totalité des approvisionnements d'Auschwitz [en Zyklon-B] servait au gazage des gens; très peu servaient à la désinfection (The Destruction of the European Jews, New York, Holmes and Meier, Revised And Definitive Edition, 1985, p.890; en français, La Destruction des juifs d'Europe, Fayard, 1988, p.771).

On imagine la consternation des exterminationnistes sur ce point comme sur bien d'autres si, au lieu de vanter le livre sans l'avoir lu, ils se mettaient à le lire.

 

Il ne peut expliquer l'absence de taches bleues

 

Il est vrai que, selon notre pharmacien, si les Allemands ont utilisé si peu de Zyklon à des fins homicides, c'est que, pour gazer 1million d'hommes (sept cent cinquante mille dans les Krema-II et III et deux cent cinquante mille ailleurs, p.475), il n'en aurait fallu que d'infimes quantités tandis que, pour tuer des insectes, il en fallait beaucoup plus. Pressac tient à ce qu'on le croie sur ce chapitre car c'est pour lui le seul moyen d'expliquer une stupéfiante anomalie physico-chimique: la complète absence de taches bleues dans les locaux d'Auschwitz ou de Birkenau où, paraît-il, on aurait fait usage de Zyklon-B pour tuer des êtres humains dans des proportions industrielles tandis qu'on note la présence, aujourd'hui, de grosses taches bleues dans les murs des chambres à gaz de désinfection au Zyklon-B, que ce soit à Auschwitz, à Birkenau ou dans d'autres camps de concentration. Ces taches bleues des chambres à gaz de désinfection sont dues à la présence, autrefois, d'acide cyanhydrique ou prussique; cet acide est resté dans les murs où, se combinant avec le fer contenu dans les briques, il a donné des ferrocyanures.

Pressac ose affirmer (p.555) que, dans le cas des gazages homicides, l'acide cyanhydrique allait directement dans les bouches des victimes sans avoir le temps de se répandre ailleurs et d'imprégner le plancher, le plafond et les murs. Le gaz ne se serait pas même déposé sur les corps des victimes pour aller ensuite se répandre, par émanation, dans tout le local. Cette naive explication revient à supposer que le gaz cyanhydrique serait, dans ce cas et dans ce cas seulement, constitué de molécules à têtes chercheuses, organisées au point de se répartir la besogne d'aller se perdre directement dans la bouche de chaque personne, et seulement dans cette bouche.

De l'aveu même de ses fabricants, le Zyklon-B (employé dès le début des années 20 et encore en usage aujourd'hui dans le monde entier quoique sous d'autres dénominations) présente l'inconvénient d'être d'une "ventilabilité difficile et longue, vu la forte capacité d'adhérence de ce gaz aux surfaces" (doc. NI-9098). Pressac oublie que, selon sa propre théorie, on aurait gazé dans le seul Leichenkeller-1 (moins de 210m 2 ) du Krema-II 400000 personnes en 532 jours (voy., ci-dessus, p.78), ce qui implique que les gazages d'êtres humains se seraient relayés à grande vitesse et de façon quasi continue. Il sait que l'acide cyanhydrique s'absorbe par la peau (p.25). Tant de cadavres, représentant une surface de peau beaucoup plus vaste que le corps des insectes et imprégnés, qu'on le veuille ou non, du poison cyanhydrique, auraient constitué comme autant de sources d'émanations du redoutable gaz qui serait allé se fixer partout dans le local. Ces cadavres auraient été, de plus, impossibles à manipuler comme on nous le raconte et je ne reviendrai pas ici sur les précautions extrêmes qu'il faut aujourd'hui, dans les pénitenciers américains, au médecin et à ses deux aides, pour extraire de la chambre à gaz à acide cyanhydrique un seul cadavre cyanuré.

Les ruines du Krema-II sont parlantes: elles ne comportent pas la moindre tache bleue de ferrocyanure. Les Allemands n'y ont donc certainement jamais utilisé de Zyklon-B dans les quantités nécessaires pour gazer 400.000 personnes.

 

Il admet que le langage codé des Allemands est un mythe

 

Pressac ouvre une énorme brèche dans l'édifice des historiens traditionnels et notamment dans celui de Georges Wellers quand il récuse la thèse selon laquelle, pour camoufler leur crime, les Allemands auraient utilisé un langage secret ou un "code". Il dit à deux reprises qu'il s'agit là d'un "mythe" et s'en explique longuement (pp.247 et 556). Il voit bien que le secret d'un tel massacre aurait été impossible à garder. Il apporte, à la suite des révisionnistes, des documents qui prouvent que les camps d'Auschwitz et de Birkenau étaient en quelque sorte transparents. Des milliers de travailleurs civils se mêlaient chaque jour aux prisonniers (pp.313, 315, 348, ...). De nombreuses firmes civiles, situées en différents points d'Allemagne ou de Pologne, recevaient des commandes, par exemple, pour la construction des crématoires, des chambres à gaz de désinfection ou des portes étanches au gaz. La seule Direction de la construction (Bauleitung) comprenait environ cent employés; des photos montrent des ingénieurs, des architectes, des dessinateurs dans leurs bureaux (p.347) où on le savait bien avant Pressac les plans des crématoires étaient affichés à la vue de tous. Les photos aériennes prises par les Alliés montrent pour Auschwitz, comme d'ailleurs pour Treblinka, que les paysans cultivaient leurs champs tout contre les clôtures des camps. En revanche, il est sûr que les Allemands cherchaient à cacher jalousement leurs activités industrielles à Auschwitz, en vain d'ailleurs. Le paradoxe serait donc le suivant: à Auschwitz, les Allemands se seraient efforcés de dissimuler les activités de toutes leurs usines (armements, pétrole synthétique, caoutchouc synthétique, ...) sauf... de leurs "usines de mort", censées se trouver à l'emplacement des crématoires.

 

Affirmations sans preuves et manipulations

 

Tout au long de l'ouvrage abondent les affirmations sans preuves et les manipulations.

Quelle preuve l'auteur a-t-il pour reprendre à son compte les affirmations, jamais prouvées jusqu'ici, selon lesquelles le 3 septembre 1941 on a, pour la première fois, utilisé le Zyklon-B dans les caves du Block-11 à AuschwitzI pour y tuer huit cent cinquante personnes (p.132)? Il affirme que, peu après (?), des prisonniers russes ont été gazés dans la chambre froide (Leichenhalle) du Krema-I. Il ne fournit aucune preuve. Il dit que, selon la "confession" de Hoess, ces prisonniers ont été au nombre de 900, puis il glisse les mots suivants: "en fait entre 500 et 700". Le système est caractéristique de Pressac: constatant sans doute que le chiffre de neuf cents est impossible vu la dimension du local, il le "corrige" et, au lieu de dire clairement que c'est à titre d'hypothèse qu'il propose un chiffre moindre, il affirme qu'"en fait" il y a eu de cinq cents à sept cents victimes. Je pense que je pourrais citer une cinquantaine d'exemples de ce procédé qui consiste à invoquer un témoignage incroyable, à le transformer pour le rendre croyable et, finalement, à accorder un peu plus loin au résultat de cette transformation le statut de "fait établi", sans rappeler qu'il y a eu transformation d'un texte à partir d'une hypothèse.

Pressac change les mots, les chiffres, les dates, parfois en prévenant son lecteur de ces changements laborieusement justifiés, parfois sans crier gare. La page 18 offre un exemple de ces procédés. L'auteur y énumère les différentes caractéristiques de l'acide cyanhydrique (HCN , principale composante du Zyklon-B): poids moléculaire, etc. Soudain, dans une liste de quinze caractéristiques il glisse la caractéristique suivante: "Concentration utilisée à Birkenau dans gazage homicide: 12g/m3 (1%) ou 40 fois la dose létale (ou mortelle)". Ce faisant, il donne à croire, dès le début de son livre, que les gazages homicides de Birkenau seraient un fait établi par la science au même titre que le poids moléculaire dudit gaz; et il veut nous faire croire que la science a pu établir au gramme près combien on utilisait de Zyklon à Birkenau pour y tuer un homme! Ce procédé, où se combinent rouerie et aplomb, est d'usage courant chez Pressac. La page 227 contient de surprenantes affirmations. Sans fournir la moindre justification, l'auteur déclare que le Krema-II a servi à gazer des juifs avant même son achèvement (le vestiaire n'était pas achevé) et avant sa livraison à l'administration du camp le 31 mars 1943. Il assène comme des vérités d'évidence qu'environ six mille neuf cents juifs ont été gazés en douze jours. Et il indique avec précision les dates et les quantités respectives: mille cinq cents juifs du ghetto de Cracovie le soir du dimanche 14 mars, deux mille deux cents juifs de Salonique le 20 mars, près de deux mille autres juifs de Salonique le 24 mars et mille deux cents autres le lendemain. Aucune de ces précisions n'est accompagnée d'une indication de source autre que le "calendrier d'Auschwitz" établi par les communistes polonais. Si ces juifs sont bien arrivés au camp à ces dates, de quel droit nous affirme-t-on qu'ils ont été gazés? L'accusation portée ici contre l'Allemagne est d'une gravité exceptionnelle et nécessiterait un faisceau de preuves d'une extrême précision.

A maintes reprises, Pressac mentionne "l'ordre donné par Himmler le 26 novembre 1944 de détruire les Krema-II et III de Birkenau", "mettant ainsi fin aux gazages" (pp.115, 310, 464, 501, 533...) mais notre autodidacte ne fait ici que reprendre, sans le vérifier, ce qu'affirment d'éminents auteurs juifs (avec des variations sur les dates). Cet ordre n'a jamais existé mais on comprend qu'il ait fallu l'inventer, d'abord en vue d'expliquer pourquoi, à la libération du camp, on n'a trouvé aucune trace du crime et ensuite pour suppléer de cette manière à l'absence de tout ordre de commencer les gazages.

De quel droit affirme-t-il que Himmler a assisté en personne à un gazage homicide dans le Bunker-2, et cela le 17 juillet 1942 (p.187)? Comment peut-il accuser le Dr Grawitz, "responsable de la Croix-Rouge allemande", d'avoir vu de ses propres yeux l'extermination des juifs (en chambres à gaz, indique le contexte) (p.206)?

Pour commencer, où a-t-il puisé son esquisse de description de la procédure de gazage homicide à Auschwitz telle qu'elle apparaît, par fragments, à la page 16? Cette esquisse est surprenante.

CE QUE LE LECTEUR D'UN OUVRAGE INTITULE Auschwitz , TECHNIQUE ET FONCTIONNEMENT DES CHAMBRES à GAZ ATTENDAIT, C'ETAIT UNE ETUDE APPROFONDIE PORTANT SUR LA TECHNIQUE ET LE FONC TIONNEMENT DE CES EXTRAORDINAIRES ABATTOIRS CHIMIQUES SANS PRECEDENT DANS L'HISTOIRE, PUIS UNE DESCRIPTION COMPLÈTE DE LA PROCEDURE DE GAZAGE D'UN MILLION DE VICTIMES. OR, L'AUTEUR ESCAMOTE LE SUJET . IL NE FOURNIT QUE DES INDICATIONS VAGUES, FRAGMENTAIRES ET DONT ON NE VOIT PAS SI ELLES REPOSENT SUR DES "TEMOIGNAGES", SUR DES DOCUMENTS OU SI ELLES NE SONT PAS SIMPLEMENT LE RESULTAT D'EXTRAPOLATIONS. NULLE PART DANS SON LIVRE IL NE REVIENDRA SUR CE SUJET CENTRAL DE LA PROCEDURE DE GAZAGE. TOUT JUSTE MENTIONNERA-T-IL, MAIS SEU LEMENT à PROPOS DES KREMA- IV ET V, LA PROCEDURE PARTICULIÈRE AUX GAZAGES DANS CES DEUX ENDROITS, UNE PROCEDURE SI ABSURDE QU'IL EN PARLERA COMME D'UN "NUMERO DE CIRQUE" (p.386).

Comment peut-il écrire: "En mai 1942, le gazage à grande échelle des arrivées de juifs par le train commença dans les Bunker 1 et 2 de Birkenau" (p.98), surtout étant donné que, comme on l'a vu ci-dessus, il reconnaît ne rien savoir du Bunker-1 (forme, constitution et même emplacement)?

Comment sait-il que, lorsqu'on versait du Zyklon-B par les orifices de la terrasse du Krema-I, les SS qui étaient dans l'hôpital situé tout à côté s'abstenaient de regarder l'opération car "il était alors interdit de regarder par les fenêtres" (p.145)?

En quoi un amoncellement de chaussures constitue-t-il une preuve qu'il existait des chambres à gaz homicides (p.420)?

Comment peut-il soutenir que les SS auraient envisagé la possibilité d'utiliser alternativement le Leichenkeller-1 et le Leichenkeller-2 comme chambres à gaz (p.233)?

Comment peut-on proférer l'énormité qui trône au sommet de la page 188 (2e colonne)? Pressac y affirme que les "terribles conditions hygiéniques du camp" exigeaient d'énormes livraisons de ZyklonB et que les SS, pour cacher ces conditions, affectaient de demander du ZyklonB... pour l'extermination des juifs; ces demandes étaient adressées à des supérieurs qui auraient eu "une connaissance générale" de cette extermination "sans être informés des détails pratiques"!

 

Le "numéro de cirque" des Krema-IV et V

 

S'il avait été honnête, l'auteur aurait dû commencer le développement qu'il consacre aux Krema-IV et V par un rappel de son interprétation de 1982. A cette époque, il avait soutenu dans Le Monde juif (op. cit.) que ces deux Krema avaient été conçus dans une intention non criminelle comme de simples stations de crémation; puis, ultérieurement, les Allemands auraient procédé à des bricolages pour transformer certaines salles de ces stations en chambres à gaz homicides. Encore en 1985, l'auteur soutenait cette thèse (Colloque de l'Ecole des hautes études en sciences sociales [François Furet et Raymond Aron], L'Allemagne nazie et le génocide juif, Gallimard-Le Seuil, 1985, p.539-584).

Mais voici que, dans le présent ouvrage, il opère un retournement à 180·, et cela sans en prévenir son lecteur sinon après coup et en termes obscurs (p.379, 448). Comme Pressac est toujours confus, les lecteurs ne peuvent savoir ni les raisons qu'il avait de soutenir son ancienne thèse (ces Krema ont été conçus sans intention criminelle), ni les raisons qui le conduisent à adopter une nouvelle thèse, diamétralement contraire à l'ancienne (ces Krema ont été conçus dans une intention criminelle)4.

La gêne de l'auteur est considérable. On se demande s'il ne serait pas heureux d'envoyer au diable l'histoire de ces deux Krema-IV et V qui il insiste sur ce point n'auraient, pour ainsi dire, pas fonctionné parce qu'ils étaient si mal conçus et construits que les fours furent rapidement mis hors d'usage (p.384, 420).

Il écrit qu'à la fin de mai 1944 la plupart des membres du Sonderkommando qui vivaient dans une section du "camp des hommes" de Birkenau et donc, ajouterai-je en passant, au vu et au su de tout le monde furent transférés "au Krema-IV, qui fut converti pour eux en un dortoir" (p.389).

Dans la littérature de l'"Holocauste", on présente comme une page d'héroisme la révolte du Sonderkommando juif mettant le feu au Krema-IV, le 7 octobre 1944, par désespoir d'avoir à gazer et à brûler des foules de leurs coreligionnaires. Pressac, pour sa part, doute de la "véracité" de ce récit et dit que le Krema-IV à cette époque n'était qu'un dortoir et que

cette rébellion fut un acte de désespoir de la part de prisonniers qui étaient entassés et inoccupés, qui en avaient trop vu et qui sentaient que leur fin était proche (p.390).

Comme on va tout de suite le voir, la disposition des lieux était telle, dans les Krema-IV et V, qu'elle aurait rendu absurde une opération de gazage homicide.

Prenons l'un quelconque de ces deux Krema. Pour commencer, la foule des victimes aurait été introduite, faute de "vestiaire", dans le dépositoire où déjà des cadavres étaient entassés. Là, les victimes se seraient déshabillées face au spectacle des cadavres. Puis, on les aurait fait entrer dans une antichambre, suivie d'un corridor. Sagement, elles seraient passées devant la pièce du médecin, puis devant une réserve de charbon. Ensuite, à l'extrémité du corridor, on les aurait réparties dans deux "chambres à gaz homicides", dotées, pour chacune d'elles, d'un poêle à charbon dont la bouche de chargement donnait sur le corridor. Enfin, un SS, se trouvant à l'extérieur du bâtiment, serait venu déverser les granulés de Zyklon-B par les impostes placées sous le toit. Vu la hauteur, il aurait eu à se déplacer avec une échelle. Il aurait déployé son échelle et y serait grimpé autant de fois qu'il y avait d'impostes; d'une main, il aurait tenu ouverte chaque imposte et, de l'autre, il aurait versé le contenu d'une boîte de Zyklon-B. Prestement, il aurait refermé l'imposte et serait passé à la suivante. A la suivante, il aurait agi avec d'autant plus de célérité que, le HCN étant moins dense que l'air, les émanations des granulés de la première boîte auraient rendu l'opération plus dangereuse, même si notre SS était muni d'un masque à gaz.

A la fin de l'opération, il aurait fallu soigneusement et longuement ventiler les pièces. Vu la petitesse des impostes et l'absence de tout appareil de ventilation forcée, on ne voit pas comment l'opération aurait pu se dérouler. Il aurait fallu ouvrir les portes et donc inonder de gaz l'antichambre, la pièce du médecin, etc. Les cadavres auraient été extraits de chacune des deux chambres à gaz; il aurait fallu les tirer tout le long du vestibule et passer trois portes successives pour finir... dans le dépositoire où bientôt arriveraient d'autres futures victimes.

En 1982, dans son étude du Monde juif (op. cit., p. 126), Pressac écrivait: "On est stupéfait devant ce bricolage" et il en concluait:

Alors, une évidence s'impose: LES K REMATORIUM IV ET V N'ONT PAS ETE CONçUS COMME INSTRUMENTS CRIMINELS MAIS ONT ETE TRANSFORMES à CETTE FIN [lettres capitales de l'auteur].

Dans son gros ouvrage, il fait une obscure allusion à son sentiment de "1980"; il dit qu'à cette époque il trouvait que l'opération était "illogique jusqu'à l'absurdité" (p.379).

Neuf ans plus tard, notre pharmacien serait-il enfin parvenu soit à s'expliquer cette procédure "illogique jusqu'à l'absurdité", soit à découvrir que les Allemands utilisaient, en fait, une autre procédure, logique, sensée, explicable? Point du tout.

Il commence par raconter que les SS se rendirent compte que leur façon de procéder était "devenue irrationnelle et ridicule" (p.386). Le SS gazeur avait à déverser le Zyklon-B par six ouvertures (Pressac estime qu'il n'y avait pas deux chambres à gaz mais trois, le corridor faisant office de troisième chambre à gaz!). Ce SS, dit-il, avait à monter ou descendre son échelle à dix-huit reprises avec un masque à gaz sur la figure.

Toujours selon notre guide, après deux ou trois gazages conduits de cette manière, la Bauleitung (la Direction de la construction) décida qu'une ventilation naturelle était dangereuse et que l'introduction du poison ressemblait à "un numéro de cirque".

Pour ce qui est de la ventilation, on installa une porte qui eut pour effet, nous assure-t-il, d'empêcher le vent d'ouest de pousser les gaz dans une direction dangereuse et de permettre seulement aux vents du nord ou du sud de ventiler les pièces!

Pour ce qui est du procédé d'introduction du gaz (le "numéro de cirque"), il resta le même, sauf que les impostes furent élargies de 10 cm. Le plus sérieusement du monde, Pressac écrit que

la méthode d'introduction resta la même cependant, les autorités du camp considérant qu'un peu d'exercice physique ferait beaucoup de bien aux soldats du service de santé responsables du gazage .

Ici, comme ailleurs, notre pharmacien fait preuve d'un merveilleux aplomb et il débite son récit sans fournir au lecteur de référence à une preuve quelconque. Où a-t-il vu, par exemple, que les autorités du camp (lesquelles? quand ?) ont décidé que ce "numéro de cirque" était absurde mais qu'"un peu d'exercice physique ferait beaucoup de bien aux soldats du service de santé responsables du gazage" des juifs?

L'une des constantes des écrits de Pressac est la bêtise dont les SS font preuve dans leurs vantardises. Il explique par là beaucoup d'anomalies, d'absurdités, d'inepties contenues dans les récits de gazage homicide. Il est curieux qu'il ne soupçonne apparemment pas que cette "bêtise" pourrait être attribuée à ceux précisément qui nous décrivent ainsi les activités des SS gazeurs. Ou encore, puisque toutes ces opérations seraient empreintes de bêtise, cette bêtise est-elle celle des SS, tels que Pressac nous les décrit, ou celle de Pressac lui-même?

Il est enfin surprenant qu'avant d'en venir à prétendre que les Krema-IV et V possédaient, à coup sûr, des chambres à gaz homicides, il ne se soit pas demandé s'ils ne possédaient pas tout simplement là des douches ou des chambres à gaz de désinfection. Je possède dans mes archives un dessin du Krema-IV ou V, fait par Pressac d'après un plan que je lui avais confié; je vois, en toutes lettres, de la main de notre homme, les mots de "Douches1" et de "Douches2" à l'emplacement de ce qu'il appelle aujourd'hui des chambres à gaz homicides. Et, à la place de sa troisième chambre à gaz, je vois "Corridor".

 

Au lieu d'une preuve, une seule preuve... trente-neuf prétendus indices

 

Sur le chapitre des preuves, Pressac capitule d'emblée.

Il a conscience de son échec; malgré ses rodomontades, il avoue:

Le jour où un dessin ou une lettre récemment découverte permettra d'expliquer la réalité noir sur blanc, les "révisionnistes" seront mis en déroute (p.67).

Cette remarque, qui lui échappe sur un point de détail, pourrait s'étendre à tout l'ouvrage: Pressac espère découvrir un jour un "document allemand spécifique" qui prouvera que les révisionnistes ont tort mais, pour l'heure, il n'a encore rien trouvé de tel.

Il rappelle qu'en 1979 je lançais un défi. Je demandais une preuve, une seule preuve de l'existence d'une seule chambre à gaz homicide. Ce défi, il est incapable de le relever. Le titre du chapitre 8 est éloquent. Il porte:

"Une preuve... une seule preuve": trente-neuf traces criminelles (p.429).

Pour ma part, je m'attendais à trouver un chapitre qui se serait intitulé: ""Une preuve... une seule preuve"? Trente-neuf preuves".

Par "traces criminelles" (criminal traces), il convient d'entendre "traces du crime" ou "indices du crime". Il s'agit, comme le précise l'auteur, de "preuves par présomption" ou de "preuves indirectes".

Pressac nous dit que, faute de "preuve fondée sur des documents incontestables et irréfutables", une preuve "indirecte" (les guillemets sont de lui) "peut suffire et être valable". Il ajoute:

Par preuve "indirecte", je veux dire un document allemand qui ne déclare pas noir sur blanc qu'une chambre à gaz est à fins HOMICIDES , mais un [document] contenant la preuve que logiquement il est impossible pour [cette chambre] d'être quoi que ce soit d'autre (p.429).

Et là-dessus le lecteur se voit proposer trente-neuf preuves indirectes.

Mais revenons un instant à mon défi, à son sens et à ses raisons. Et voyons aussi en quels termes Pressac admet qu'il ne peut fournir ce qu'il appelle lui-même une "preuve directe" ou une "preuve formelle".

Le 26 février 1979, j'avais adressé sur le sujet une lettre en droit de réponse que Le Monde refusa de publier et qui se trouve reproduite dans mon Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire (La Vieille Taupe, 1980, p.100). J'écrivais alors:

Je connais un moyen de faire progresser le débat. Au lieu de répéter à satiété qu'il existe une surabondance de preuves attestant de l'existence des "chambres à gaz" (rappelons-nous la valeur de cette prétendue surabondance pour les "chambres à gaz" mythiques de l'Ancien Reich), je suggère que, pour commencer par le commencement, on me fournisse une preuve, une seule preuve précise de l'existence réelle d'une "chambre à gaz", d'une seule "chambre à gaz". Cette preuve, nous l'examinerons ensemble, en public.

J'étais, cela va de soi, prêt à considérer comme "preuve" ce que l'adversaire lui-même choisirait d'appeler de ce nom. Mon défi s'expliquait par une constatation: les exterminationnistes utilisaient tous le système un peu trop facile des "faisceaux convergents de présomptions" ou encore, comme on disait autrefois, des "adminicules" (éléments de preuve, présomptions, traces). Telle de leurs prétendues preuves, plutôt chancelante, s'appuyait sur une autre preuve, tout aussi fragile. On usait beaucoup de la preuve testimoniale qui est la plus fragile de toutes puisque, comme son nom l'indique, elle ne repose que sur des témoignages. On invoquait "l'essentiel" du témoignage de Kurt Gerstein, en l'appuyant sur "l'essentiel" de la confession de Rudolf Hoess, laquelle reposait sur "l'essentiel" d'un journal personnel où, paraît-il, en termes voilés, le Dr Johann-Paul Kremer révélait, tout en la cachant, l'existence des chambres à gaz homicides. En quelque sorte, l'aveugle prenait appui sur le paralytique, guidé par le sourd. Autrefois, lors des procès de sorcellerie, les magistrats faisaient grand usage des adminicules et, pour condamner les sorciers et les sorcières, se livraient à d'étranges comptabilités où un quart de preuve ajouté à un quart de preuve, lui-même ajouté à une demi-preuve, étaient censés égaler une vraie preuve (le film Les Sorcières de Salem montre un juge se livrant à ce genre d'arith métique). Certes, on ne pouvait fournir de preuve formelle de l'existence de Satan et d'une rencontre avec lui. Il était impossible de prouver son existence comme on prouve celle d'un être humain. Ce n'était pas, pensait-on, de la faute des juges mais précisément de la faute de Satan qui, comme bien on pense, était trop malin pour laisser des traces probantes de ses méfaits. De caractère intrinsèquement pervers, Satan ne laissait, tout au plus, que de vagues traces de son passage. Ces traces ne parlaient pas d'elles-mêmes. Il fallait les faire parler. Des esprits particulièrement sagaces s'entendaient à les détecter là où le commun des mortels ne voyait rien. Pour ces esprits, Satan avait cherché à effacer ses traces mais il avait oublié de supprimer les traces de l'effacement de ses traces et, partant de là, de doctes magistrats, aidés de savants professeurs, parvenaient à tout reconstituer.

Il n'en va pas autrement de tous les procès où, depuis 1945, on a jugé des SS pour leur participation, toujours indirecte, à des gazages homicides. Tels des adeptes de Satan, les SS n'avaient laissé aucune trace des gazages mais des esprits exercés (des Poliakov et des Wellers), témoignant par l'écrit ou à la barre des tribunaux, avaient su déjouer les ruses, dénouer l'écheveau et reconstituer le crime dans toute son horreur satanique; ils avaient tout interprété, déchiffré, décodé, décrypté.

 

Aucune "preuve directe", finit-il par admettre

 

Pressac écrit:

Les historiens "traditionnels" ont fourni à Faurisson une "abondance de preuves" qui étaient virtuellement toutes fondées sur le témoignage humain (p.429).

Il dit aussi qu'on possède nombre de photographies dont certaines passaient traditionnellement pour prouver l'existence de gazages homicides mais il admet qu'aucune d'entre celles-ci "ne peut être présentée comme une preuve définitive" (Ibid.).

Aucun des nombreux plans qu'on possède des Krema d'Auschwitz et de Birkenau n'indique, dit-il, "explicitement" l'emploi de gazages homicides bien que dans des procès on ait utilisé certains de ces plans comme s'ils étaient des éléments à charge explicites (Ibid.).

Restent, dit-il, les divers éléments de correspondances ou divers documents, d'origine allemande, qu'on a, par exemple, utilisés dans le "procès Faurisson"; mais cela ne constituait toujours pas plus qu'un ensemble convaincant de preuves par présomption (Ibid.).

La liste des trente-neuf "traces criminelles" fait songer à un dénombrement (à la manière de Rabelais ou de Prévert) d'objets disparates. On y voit défiler d'inoffensifs termes techniques, appartenant au domaine de l'architecte, du chauffagiste ou du plombier-zingueur, sur lesquels notre pharmacien de la Ville du Bois se torture l'esprit pour découvrir la trace des plus noirs desseins. Pressac n'a pas son pareil pour faire parler les vis, les écrous, les boulons et, même et surtout, les têtes de vis5 . Il serait fastidieux de passer en revue ces trente-neuf indices. Je m'en tiendrai à ceux qui, selon lui, seraient essentiels.

 

Des termes techniques inoffensifs

 

Mais je voudrais auparavant appeler l'attention du lecteur français sur quelques termes techniques allemands qui sont d'un emploi relativement banal.

Pour désigner une chambre à gaz de désinfection (ou une chambre à gaz pour l'entraînement des recrues au port du masque à gaz), les Allemands emploient le mot de "Gaskammer" et, quand le contexte est suffisamment clair, celui de "Kammer". Une porte étanche aux gaz est appelée "Gastuer" (porte à gaz) ou "gasdichte Tuer" (porte étanche au gaz); les Anglais disent "gasproof door" ou "gastight door"; ce type de portes peut être utilisé soit pour des chambres à gaz de désinfection, soit pour des sas (par exemple, sas de salle de fours ou sas d'abri anti-aérien)6 . D'une manière plus générale, une porte étanche au gaz peut se trouver en n'importe quel point d'un édifice où il y a des risques d'incendie ou d'explosion; c'est le cas pour un crématoire où fonctionnent des fours à haute température. Je crois qu'en Allemagne c'est à vérifier les portes des caves où se trouve un chauffage d'immeuble sont, généralement sinon obligatoirement, étanches pour préserver de l'incendie, de l'explosion, des émanations de gaz. "Gaspruefer" désigne le détecteur de gaz. "Brausen" signifie pommes d'arrosage (pour arrosoir, pour jet, pour douches). "Auskleideraum" se dit d'une salle de déshabillage et, dans les installations de désinfection, il s'agit de la pièce où, du "côté sale" (unreine Seite), on se déshabille; il n'est pas impossible, mais je ne l'ai pas vérifié, que, dans un dépositoire, ce même mot s'applique à la pièce où l'on dépouille les cadavres de leurs vêtements. Pressac fera état de l'existence de mots comme "Drahnetzeinschiebvorrichtung", qu'il traduit par "dispositif d'introduction en treillis de fil de fer" et "Holzblenden", "obturateurs ou couvercles de bois"; je ne pense pas que ces mots appellent un commentaire particulier.

En revanche, il est inadmissible qu'au tout début de son ouvrage où il prétend reproduire les termes employés par la Direction de la construction afin de désigner l'épouillage ou la désinfection, il ait noté les mots d'Entlausung, d'Entwesung et de Desinfektion sans profiter de l'occasion pour rappeler que l'un des termes les plus couramment employés par les Allemands pour désigner ce type d'opération est: Vergasung, qu'on traduira par "gazage". Par exemple, pour s'en tenir aux documents cités par Pressac, le document NI-9912, que j'ai été le premier à publier et dont il m'est aussi redevable, ne désigne pas autrement le gazage que par Durchgasung ou Vergasung; ce dernier mot, qui figure au premier paragraphe de la sectionIII, a reçu en anglais la traduction de "fumigation" (p.18, col.D). Dans un document cité par Pressac lui-même, le général Glücks parle de "gaz pour le gazage" du camp en raison de l'épidémie de typhus: "Gas fuer Vergasung" (voy., ci-dessus, p.73-74); quant au commandant Hoess, il désigne les gazages de désinfection par "Vergasungen" (voy., ci-dessous, p.114-115).

Je précise, en passant, que, pour la commodité du lecteur, je traduis "Entlausung" et "Entwesung" de la même façon, c'est-à-dire par "désinfection". Je constate d'ailleurs que, dans le vocabulaire de la Bauleitung ou dans les registres de la serrurerie d'Auschwitz, on a tendance à employer un mot pour l'autre sans toujours distinguer entre l'"épouillage" et la "désinsectisation".

Dans les Krema-II et III, la ventilation de l'ensemble que Pressac ose appeler chambre à gaz homicide alors qu'il s'agissait d'un dépositoire était précisément à contresens et il l'admet de ce qu'elle aurait dû être si du Zyklon-B y avait été employé. Le Zyklon-B est essentiellement de l'acide cyanhydrique, gaz moins dense que l'air. La ventilation aurait donc dû se faire de bas en haut. Or, elle se fait de haut en bas comme... dans un dépositoire. Pressac ne tente pas d'expliquer cette anomalie, qui détruit sa thèse, à la base si l'on peut dire. Il constate et passe outre7.

 

Quatorze pommes d'arrosage et une porte étanche au gaz

 

Une découverte dont il s'enorgueillit, la seule à vrai dire qu'il présente comme "définitive" (p.430) avant de déclarer qu'elle prouve "indirectement" (p.439) l'existence d'une chambre à gaz homicide, est un bordereau de réception du Krema-III pour quatorze pommes d'arrosage (Brausen) et une porte étanche au gaz (gasdichte Tuer). Cédant d'abord à l'enthousiasme, notre inventeur écrit, à la page 430:

[CE]DOCUMENT [...] EST LA PREUVE DEFINITIVE DE LA PRESENCE D'UNE CHAMBRE A GAZ HOMICIDE DANS LE LEICHENKELLER-1 DU KREMATORIUM-III.

En 1986, la revue VSD avait publié une interview de Serge Klarsfeld sous le titre "Les historiens du mensonge" (29 mai, p.37). Ce dernier y reconnaissait que jusqu'à présent "personne ne [s'était] préoccupé de rassembler des preuves matérielles" de l'existence des chambres à gaz homicides. A la question: "Parce qu'il n'y avait pas encore de vraies preuves?" il répondait

Il y avait des débuts de preuves qui embarrassaient les faurissoniens mais ne les avaient pas encore réduits au silence. Notamment deux lettres analysées par Georges Wellers, et datant de 1943, qui parlaient, l'une d'une cave à gazage, l'autre de trois portes étanches à poser dans les crématoires.

Klarsfeld annonçait qu'allait enfin paraître "un ouvrage monumental de Jean-Claude Pressac sur Auschwitz-Birkenau". Il ajoutait que l'auteur avait trouvé la "preuve des preuves":

au total il a trouvé trente-sept preuves dont une définitive de l'existence d'une chambre à gaz homicide dans le [Krema-III] de Birkenau.

L'interview s'accompagnait de la "preuve irréfutable" avec la reproduction d'un document ainsi décrit:

Sur ce bordereau de réception du [Krema-III] signé par le directeur du camp d'Auschwitz, on lit en tête des deux dernières colonnes: 14 douches (Brausen), 1 porte étanche au gaz (gasdichtetuer).

Klarsfeld déclarait, à propos de cette preuve "définitive" ou "irréfutable", qu'il s'agissait d'

Un document qui mentionne à la fois une porte étanche au gaz et quatorze pommeaux [sic] de douches.

A quoi, il ajoutait en guise de commentaire:

Alors, soyons logiques, s'il s'agit d'une salle de douches, pourquoi cette porte étanche au gaz? La démonstration est imparable.

La démonstration n'était certainement pas imparable et, d'ailleurs, ainsi qu'on le voit, Klarsfeld usait ici d'un procédé rhétorique cher à Pressac: la prétérition (et, qui plus est, sous la forme interrogative).

J'envoyais à la revue un texte en droit de réponse dont la publication me fut refusée.

Pour commencer, cette interview constituait un aveu. Klarsfeld y reconnaissait que, jusque-là, personne ne s'était préoccupé de rassembler des preuves matérielles. Pressac, de son côté, déclarait à la même époque: "On avait jusqu'ici des témoignages et seulement des témoignages" (Le Matin de Paris, 24-25 mai 1986, p.3). Autrement dit, on avait, jusqu'ici, propagé dans le monde entier une terrible affirmation, une atroce accusation contre l'Allemagne, sans véritable preuve, mais seulement avec des "débuts de preuves" ou des "témoignages". L'arme du crime n'avait jamais fait l'objet d'une expertise.

Mon droit de réponse rappelait que des portes étanches au gaz constituaient une banalité et que, par exemple, avant et pendant la guerre, tout local qui, en cas de guerre, pouvait servir de refuge était obligatoirement équipé d'une porte étanche au gaz. J'ajoutais que des portes étanches au gaz n'impliquaient, pas plus que de simples masques à gaz, un gazage homicide.

S.Klarsfeld, embarrassé par le profit que je tirais de son interview dans un texte que je consacrais à Elie Wiesel (Un grand faux témoin: Elie Wiesel, Annales d'Histoire Révisionniste n·4, 1988, p.163-168), commit l'erreur de publier une lettre dans Le Monde juif (janvier-mars 1987, p.1) où il affirma que son interview était d'une "rédaction erronée" sur certains points. Mais il y a des démentis qui valent confirmation et tel était le cas puisque Klarsfeld, aggravant son impair, était alors amené à écrire :

Il est évident que dans les années qui ont suivi 1945 les aspects techniques des chambres à gaz ont été un sujet négligé parce que personne alors n'imaginait qu'un jour on aurait à prouver leur existence.

Pressac avait sous les yeux un bordereau dactylographié, probablement tiré à la ronéo, en de nombreux exemplaires. Des rubriques dans le sens vertical énuméraient les différentes parties d'un bâtiment (pièces, cage d'escalier, couloir, WC , etc.) et, dans le sens horizontal, différents objets (lampes, lustres, lanternes, poêles, fiches de prise de courant, etc.). Dans un sens comme dans l'autre, des espaces étaient laissés en blanc pour des inscriptions complémentaires. Le bordereau en question concernait plusieurs pièces du Krema-III, dont les Leichenkeller-1 et 2. Pour le Leichenkeller-1, censé être la chambre à gaz homicide, on avait noté: douze lampes d'un certain type, deux robinets de prise d'eau, quatorze pommes d'arrosage et (addition portée à la plume) une porte étanche au gaz. Pour le Leichenkeller-2, censé être le vestiaire, on avait noté vingt-deux lampes et cinq robinets.

Pressac tire de la juxtaposition dans une même pièce (partie constituante d'une morgue) de quatorze pommes d'arrosage et d'une porte étanche au gaz la conclusion qu'on se trouve devant une chambre à gaz homicide (!) pourvue de fausses pommes de douche; ces pommes d'arrosage, ajoute-t-il avec un beau sang-froid, seraient "de bois ou d'autres matériaux et peintes" (p.429; voy. aussi p.16)!

Le raisonnement est déconcertant. Pressac l'amorce expressément dans les termes suivants:

Une porte étanche au gaz ne peut être prévue que pour une chambre à gaz [sous-entendu: homicide];

Pourquoi une chambre à gaz [sous-entendu: homicide] possède-t-elle des douches?

Ce raisonnement comporte, en plus de ses sous-entendus, une grave erreur. Une porte étanche au gaz peut se trouver, comme je l'ai déjà dit, en n'importe quel point d'un édifice où, comme c'est le cas pour ce crématoire, il fonctionne des fours à haute température, avec risques d'incendie, d'explosion et d'émanations de gaz. Elle peut aussi se trouver dans un abri anti-aérien, dans une chambre à gaz de désinfection, dans une chambre froide, etc. Enfin, le Krematorium-III a pu posséder, en tout ou partie de son Leichenkeller-1, une salle de douches ou de lavage (tout crématoire possède une salle de lavage des cadavres). D'ailleurs, en un autre passage, Pressac écrit que Bischoff, responsable de la Construction, demanda, le 15 mai 1943, à la maison Topf & fils, spécialiste de la construction des crématoires, de "dessiner les plans pour cent douches utilisant l'eau chauffée par l'incinérateur d'ordures du Krematorium-III"(p.234); nous savons qu'il existait au rez-de-chaussée une salle de douches car le plan est assez détaillé pour l'indiquer; en revanche, le plan du sous-sol n'est pas détaillé et n'indique, pour les Leichenkeller-1 et 2, que leur configuration générale.

Mais Pressac doit être sensible à la faiblesse de son argumentation puisque, son enthousiasme une fois retombé, il écrit, neuf pages plus loin à propos de ce même document:

Ce document est le seul présentement connu qui prouve indirectement [souligné par moi], l'existence d'une CHAMBRE A GAZ HOMICIDE dans le Leichenkeller-1 du Krematorium-III (p.439).

Notons, par conséquent, qu'il s'agit de la seule véritable preuve et que cette preuve est maintenant indirecte, alors qu'auparavant elle était décrétée "fondamentale" (p.429) et "définitive" (p.430). Georges Wellers lui-même, pourtant prêt à se satisfaire des "preuves" les plus frelatées, confessait, dès 1987, son total scepticisme à l'endroit de la valeur démonstrative de ce document révélé l'année précédente par VSD. Il déclarait à Michel Folco:

Bon, et l'histoire des pommes de douche du bordereau, vous savez, ce n'est pas la preuve de quoi que ce soit (Zéro, Interview, mai 1987, p.73).

Aussi longtemps qu'on refusera de procéder aux fouilles complètes des Krema-II et III ou de publier les explications fournies par les ingénieurs-architectes Dejaco et Ertl au procès de Vienne, en 1972, sur la disposition des lieux, on en sera réduit à des spéculations.

 

Quatre "dispositifs d'introduction"

 

Quand Pressac découvre dans un autre bordereau qu'il est question de quatre "dispositifs d'introduction en treillis de fil de fer" et de quatre "obturateurs en bois" pour le Leichenkeller-2, il émet l'hypothèse qu'il y a erreur sur le bordereau et qu'il faut lire Leichenkeller-1 (p.232 et 430). Son hypothèse n'est pas gratuite; elle est fondée sur une constatation matérielle: une photo aérienne montrant, apparemment, quatre ouvertures dans le toit du Leichenkeller-1. Mais il a tort de présenter ensuite son hypothèse comme une certitude et de décider que ces obturateurs appartiennent au Leichenkeller-1 (p.431). Si ces dispositifs avaient servi à introduire des granulés de Zyklon-B jusqu'au sol de la prétendue chambre à gaz, comment aurait-on préservé ces dispositifs des pressions exercées par la foule des victimes et comment le gaz aurait-il pu se répandre dans la pièce? Je rappelle que, dans les opérations de gazage de désinfection, les granulés étaient non pas entassés ou jetés à la volée mais éparpillés sur des napperons pour que le gaz puisse sans contrainte et sans obstacle monter du sol au plafond; après l'opération, le personnel, toujours pourvu de masques à gaz avec un filtre particulièrement sévère, venait, après un long temps d'aération, récupérer les dangereux granulés en prenant grand soin de ne pas en laisser sur place. Enfin, Pressac a l'air d'ignorer qu'en 1988, au procès Zuendel de Toronto, les révisionnistes ont pu montrer que, si les quatre ouvertures apparentes existent bien dans l'ouvrage de Brugioni et Poirier à la date de la reconnaissance aérienne du 25 août 1944, curieusement elles n'apparaissent plus sur la photographie aérienne "6V2" du 13 septembre 1944 non publiée par Brugioni et Poirier. S'agissait-il de taches? de retouches? de décolorations? Il faut lire là-dessus le témoignage de l'expert Kenneth Wilson (Robert Lenski, The Holocaust on Trial, Decatur, Alabama [USA] , Reporter Press, 1990, p.356-360, avec photo de l'expert à son travail, p.361). L'imposant tablier de béton qui constitue le toit du Leichenkeller-1 et qu'on peut aujourd'hui inspecter sur sa face extérieure comme sur sa face intérieure ne porte aucune trace de ces mystérieuses ouvertures. Quant aux colonnes de soutènement, elles étaient entièrement de béton et non pas creuses. Enfin, si le bordereau indique que ces "dispositifs" et "obturateurs" appartenaient au Leichenkeller-2, il est malhonnête de les transposer d'autorité au Leichenkeller-1 comme le fait Pressac sur son "plan récapitulatif pour les crématoires II et III" de la page 431.

 

Vergasungskeller

 

Pressac reprend à son compte, mais non sans hésitation, l'argument éculé de la présence du mot "Vergasungskeller" dans une lettre de routine que la Direction de la construction d'Auschwitz adresse aux autorités compétentes de Berlin (doc. NO-4473). Cette lettre, datée du 29 janvier 1943, qui n'a rien de confidentiel et qui ne porte pas même le tampon "Secret", annonce que malgré les difficultés de toutes sortes et, en particulier, malgré le froid on a presque achevé la construction du Krema-II (en réalité, ce Krema ne sera opérationnel que deux mois plus tard). On y précise qu'à cause du gel le toit de béton du Leichenkeller (sans précision de chiffre) n'a pas encore été décoffré mais que cela n'est pas grave, vu que le Vergasungskeller pourra être utilisé comme morgue provisoire (p.211-217, 432). Pour Pressac, l'emploi, dans cette lettre, du mot Vergasungskeller constitue une "énorme gaffe" (p.217), révélatrice de l'existence d'une "cave à gazage homicide" qui ne pourrait être que le Leichenkeller-1.

Comme le mot de "Vergasung" est courant dans la langue technique allemande pour désigner soit le phénomène de gazéification8, soit la carburation d'un moteur, soit le gazage de désinfection (traduit en anglais par "fumigation"; voy., ci-dessus, p.94), on ne voit pas comment, d'une part à Auschwitz, chez l'auteur de la lettre, et, d'autre part, à Berlin, chez le destinataire de cette lettre, une communication de pensée se serait opérée pour comprendre qu'il s'agissait ici, pour la première et la dernière fois, d'un gazage... homicide! Si Pressac a raison de dire, en s'appuyant sur un autre document, que le Leichenkeller en question ne peut pas être le Leichenkeller-2, il a tort de déduire qu'en conséquence il ne peut s'agir que du Leichenkeller1 (qu'il appelle la chambre à gaz homicide). Il n'examine pas sérieusement une autre hypothèse: celle du Leichenkeller-3 avec ses trois pièces.

Si je me place dans le cadre de son hypothèse et si le mot de "Vergasung" est à prendre ici au sens de "gazage", Pressac doit, avant de conclure précipitamment à un gazage homicide, envisager que le mot puisse désigner un gazage de désinfection et, puisque, toujours pour me placer dans le cadre de son livre, il fait grand cas du témoignage du cordonnier juif Henryk Tauber, je lui rappelle que, d'après ce témoignage, tel que le lit Pressac lui-même, on entreposait dans une des pièces du Leichenkeller-3 les boîtes de Zyklon-B. Selon lui, la pièce dont parle H.Tauber serait celle qui, sur les plans que nous possédons, est marquée "Goldarb[eit]"; peut-être estime-t-il que cette pièce, avant de devenir celle où l'on fondait l'or dentaire 9, servait d'entrepôt aux boîtes de Zyklon (voy. p.483 et plan annoté de la page485, chiffre 8) mais peut-être s'agissait-il d'une autre pièce du Leichenkeller-3. Ce qui est sûr, c'est que le matériel de gazage (Vergasung) devait être entreposé, si possible, dans des endroits abrités (de la chaleur et de l'humidité), norma lement aérés et fermés à clé; une cave était recommandée.

Autrement dit, toujours dans le cadre même de ce qu'écrit Pressac, la lettre du 29 janvier 1943 pourrait signifier que le dépositoire ne peut pas encore être utilisé mais qu'en attendant les cadavres peuvent être placés dans l'entrepôt prévu pour le matériel de gazage: dans le Vergasungskeller, c'est-à-dire le "cellier à gazage" (comme on dit Vorratskeller pour le "cellier à provisions").

En revanche, si on faisait de Vergasungskeller une cave à gazage homicide, si cette cave était le Leichenkeller-1, et si les Allemands envisageaient d'en faire un dépositoire à titre provisoire, où aurait-on gazé les victimes? Le Leichenkeller-1 n'aurait pas pu être à la fois une chambre à gaz homicide et un dépositoire.

Je note aux pages 503 et 505 que Pressac croit que j'ai donné dans mes écrits trois affectations successives et différentes au Leichenkeller-1. J'aurais successivement vu dans cette pièce une salle de carburation, puis un dépositoire et, enfin, une chambre à gaz de désinfection. Il n'en est rien. En un premier temps, j'ai rappelé l'interprétation d'Arthur R.Butz pour le mot de Vergasung au sens de "gazéification" ou de "carburation" mais ni Butz, ni moi nous n'avons localisé ce Vergasungskeller qui, de toute façon, aurait dû être proche de la salle des fours et non dans une dépendance éloignée des fours. En un second temps, j'ai rappelé à P.Vidal-Naquet que le mot de Leichenkeller signifiait dépositoire ou chambre froide et je précisais: "Une chambre froide, cela se désinfecte " (Réponse à Pierre Vidal-Naquet, op. cit., p.35). J'ajoutais qu'une analyse chimique pourrait révéler des traces de cyanure puisque le ZyklonB est un insecticide à base d'acide cyanhydrique. Des pièces appelées à contenir des cadavres, en particulier de typhiques, devaient être désinfectées (je rappelle ici que j'use du mot de désinfection aussi bien pour la désinfection proprement dite que pour la désinsectisation).

On notera que R.Hilberg mentionne ce document NO-4473 et en cite trois extraits en allemand mais qu'il s'abstient de reproduire le mot de Vergasungskeller (The Destruction of the European Jews, op. cit., p.885; La Destruction des juifs d'Europe, op.cit., p.767). Je suppose qu'en bon connaisseur de la langue allemande il voyait que, si les Allemands avaient voulu parler d'une chambre à gaz, ils auraient employé les mots de "Gaskammer"ou de "Gaskeller" (?) et non celui de "Vergasungskeller" qu'à moins de malhonnêteté on ne peut traduire par "chambre à gaz". D'ailleurs, parvenu à la fin de son livre, Pressac lui-même se résigne à écrire que le document Vergasungskeller "ne constitue pas une preuve absolue de l'existence d'une chambre à gaz homicide dans la cave du Krematorium-II de Birkenau" (p.505).

 

Quatre portes étanches au gaz

 

A la page 447, au titre de la 22 e "trace du crime", Pressac cite un document qui mentionne, pour le KremaIV, quatre portes étanches au gaz. Pour d'obscures raisons, il décide, cette fois-ci, que ce document ne constitue pas une preuve "concluante" de l'existence d'une chambre à gaz homicide. Cet aveu tend à retirer beaucoup de sa valeur à sa première et fondamentale "trace du crime" où il faisait état de la mention d'une seule porte étanche au gaz sur un bordereau concernant le Krema-III comme s'il s'agissait d'une preuve concluante (voy., ci-dessus, "Quatorze pommes d'arrosage et une porte étanche au gaz", p.95-99).

 

Une clé pour chambre à gaz

 

A la page 456, il nous présente comme 33 e "trace du crime" un document concernant une "clé pour chambre à gaz". Il en conçoit quelque embarras. On le comprend. Imagine-t-on l'emplacement d'une clé dans la porte, étanche, d'un local lui-même supposé être étanche? Il dit que c'est "incompréhensible dans l'état présent de nos connaissances"; mais alors pourquoi fait-il de ce document une "trace du crime"? Cette clé pourrait être celle qui fermait le local où étaient entreposées les boîtes de Zyklon-B.

 

Un judas pour chambre à gaz

 

Toujours à la page 456, il avoue que la 34 e "trace du crime" n'en est pas une, contrairement à ce qu'on croyait. Il s'agit d'une commande concernant "Les garnitures pour une porte avec châssis, étanche, avec judas pour chambre à gaz" (Die Beschläge zu 1 Tuer mit Rahmen, luftdicht mit Spion für Gaskammer). En 1980, dans le procès qu'ils m'avaient intenté, la LICRA et tous autres avaient présenté ce document comme la preuve de l'existence de chambres à gaz homicides. Or, Pressac reconnaît qu'il s'agit ici d'une commande concernant une chambre à gaz de désinfection, comme je l'avais d'ailleurs signalé dans ma Réponse à Pierre Vidal-Naquet, (op. cit., p.80).

 

Autres fausses découvertes

 

Ces 33 e et 34 e "traces du crime" n'auraient jamais dû figurer dans le tableau récapitulatif des "39 traces du crime". En effet, l'une nous est présentée comme "incompréhensible dans l'état présent de nos connaissances" et l'autre prouve, ainsi que le reconnaît Pressac, l'existence d'une chambre à gaz de désinfection et non pas d'une chambre à gaz homicide.

L'histoire des dix détecteurs de gaz, telle qu'on nous la mentionne à la page 432, s'était déjà détruite elle-même à la page 371 où Pressac ne nous cachait pas que la firme Topf & fils, fabriquant des fours crématoires, fournissait normalement des détecteurs de CO et de CO 2 ; pourquoi essayer de nous faire croire qu'une firme de ce genre, recevant une commande de "détecteurs de gaz", aurait compris par transmission de pensée qu'il s'agissait, cette fois-ci, de fournir des détecteurs de HCN (et non de CO et de CO 2 )et... qu'elle aurait été en mesure de fournir un matériel qu'elle ne fabriquait pas?

Aux pages 223 et 432, Pressac découvre qu'à en croire un document du 23 mars 1943 le Leichenkeller-1 des Krema-II et III devait être "préchauffé". Il triomphe. Comment irait-on préchauffer une morgue? Et de laisser entendre que ce qu'on voulait préchauffer c'était... une chambre à gaz homicide. Mais, dix-neuf jours plus tard, soit le 25 mars 1943, les autorités apprennent que ce préchauffage ne sera pas possible (p.227).

A la page 302, Pressac régalait son lecteur d'une histoire de déplacement d'escalier qu'il renonce, vers la fin de son livre, à faire figurer dans les "39 traces du crime".

Commentaire n°8 posté par DSL 1 le 01/02/2009 à 00h17
Commentaire n°9 posté par FORUM REVISIO IN ENGLISH le 01/02/2009 à 00h26

Je profite béatement de cet espace de liberté enfin retrouvé pour proposer un affontement équitable entre les deux camps, duquel surgira inévitablement la vérité. La vérité tant attendue et enfin révélée, belle dans sa simplicité. La vérité tout nue, les tétons de la victoire fièrement dressés, la cuisse alerte, le sexe chaud et humide de celle qui sait.
Aussi, mes amis, je suggère d'organier un grand combat de catch entre les survivants des camps: d'un côté on aurait les affreux juifs dans leurs pyjamas tout rayés et de l'autre les beaux mâles aryens, le torse et le téton conquérants, la cuisse alerte et le sexe saluant le chef comme à la parade

Commentaire n°10 posté par nina 20 bons centimètres le 01/02/2009 à 00h55

AH ! AH ! AH ! Et allez! Encore du Faurisson...n'avez rien d'autre que les torchons du Prof de Litterature? Mille fois ridiculisé, 40 ans de mensonges mille fois réfutés point par point…et les né-gateux nous ressortent sans fin des kilomètres de prose haineuse et mensongère : de la Faurissonnerie à perte de vue et de temps : resultat ? RIEN DE RIEN !

Ecoutons le petit maitre  ( et citons le comme il cite souvent des détracteurs ) : « …je cache mal mon accablement »… « je sais que l'autorité que je défie l'emportera ; elle me brisera. »… » C'est leur version de l'histoire qui s'imposera. »

Adieu M Faurisson, nous vous verrons peut etre sur une scène ? Dans le cirque guignolesque : votre vraie place ?

Commentaire n°11 posté par RevisoBuster le 01/02/2009 à 11h06
Je te préviens Konk, si tu ne fais pas cesser IMMEDIATEMENT ce bordel, je retourne dans la wehrmacht !!

A bon entendeur Heil !!!
Commentaire n°12 posté par Furax le 01/02/2009 à 11h23

Le faux RevisoBuster (surement un negationniste deguise) ne manque pas de toupet.
Jamais je n'aurais publié un tel post !
Moi, j'aurais pris un ou deux arguments de Faurisson et je l'aurais demonté systematiquement, le faux RevisoBuster (commentaire 16) en est bien incapble car c'est un negationniste deguise.

Je cache mal mon accablement devant la rouerie et le ruse des negationnistes qui postent de tels minables messages pretendument de moi pour discrediter la cause affirmationiste.

AU SECOURS ls copains ....

Commentaire n°13 posté par RevisoBuster le 01/02/2009 à 11h28
Que dis-je la wehrmacht,

 la waffen SS, natürlich mein ober führer !!

Et tant pas pour les Kartofeln carbonisés, on mangera des rubatagas !! A la guerre, comme à la guerre !! ...

Re HEIL !
Commentaire n°14 posté par Furax le 01/02/2009 à 11h30
Oui c'est ça, Monsieur Réviso Buster négationiste redoublant, crions tous en semble: AU SECOURS !!!!
AU SECOURS !!!!
AU SECOURS !!!!

On est EN tran DE SE prendre UNE RACLEE monumENTALE par les NEGATIONISTES DU NEGATIONISME !!

JE VEUX MA MAMAN !!!
Commentaire n°15 posté par Furax le 01/02/2009 à 11h37
J'avoue que là oui on s'en prend une belle , mais tout seul je peux rien faire, alors les potes du fil precedent, zetes ou ? Me laissez pas tout seul ...

Help .....les laissons pas gagner 
Commentaire n°16 posté par RevisoBuster le 01/02/2009 à 11h42
En tout cas, moi, je trouve ça excellent^^

Si j'ai 5 minutes je vais m'y mettre aussi à faire dans le pastiche des clown locaux...

du style...

__________________________________
(((Quels camions à gaz avérés ?)))
et ça vous en dites quoi ?
pf
Commentaire n°17 posté par saintclaire le 01/02/2009 à 11h44

une suggestion:

que quelqu'un écrive au Ministre de la Justice ( et détendtrice de la VERITE historique incontestable )  pour lui poser la question suivante:

" que doit dire
et que doit ne pas dire
 un bon citoyen de la République , 5° mouture,
concernant le sort des juifs pendant la période 1942-1945 en Europe"


et aussi " aura-t-on le droit de faire une glose sur la réponse ?"

à noter que FAURISSON et Mgr WILLIAMSON sont condamnés à des peines imprecriptibles et éternelles  pour ne pas avoir suivi cette procédure.
Commentaire n°18 posté par 9thermidor le 01/02/2009 à 13h55
Les Gazages au Diesel: Un Mythe au Sein du Mythe par Friedrich Paul Berg (Article présenté à la Conférence Internationale Révisionniste de 1983) Dans tout procès concernant même le meurtre le plus ordinaire, on peut s’attendre à ce qu’une abondance de détails concernant l’arme du crime soit rassemblée, incluant une description de cette arme et de quelle façon celle-ci a pu être utilisée. Dans le cas du meurtre bestial de millions de juifs on peut s’attendre à ce qu’une somme d’information encore plus importante ait été recueillie. Les procès d’après guerre recèleraient normalement une documentation précise et exhaustive de cette arme monstrueuse qu’est la chambre à gaz. Et pourtant, tel n’est pas le cas. En dépit d’une littérature abondante sur ce sujet qu’est l’holocauste, nous ne rencontrons qu’une description vague et brève de son fonctionnement.Cette absence chronique de description précise devrait éveiller les soupçons les plus graves; nous ne sommes plus au lendemain de la guerre, à une époque où la confusion sur l’existence ou la non-existence d’événements récents pouvait encore s’expliquer vu le chaos régnant.Quarante ans se sont écoulés. Les spécialistes de l’holocauste ont eu largement le temps d’examiner les documents et les lieux du crime tout comme les témoignages du plus gigantesque procès pour meurtre de masse qui ait jamais eu lieu. Pendant toute cette période ils ont certainement été actifs, mais malgré tout ils donnent peu d’informations concernant cet aspect. A part certains « témoignages » ou « confessions », ils n’ont à peu près rien à dire.Ces « trous » d’informations sont inquiétants; plus inquiétant encore, les parcelles d’information qu’on reçoit sont tout simplement incroyables.Tuer des gens à l’aide d’un gaz n’a rien d’extraordinaire puisque de telles choses se sont déjà produites, même accidentellement. Mais si l’on examine attentivement les informations disponibles sur les chambres à gaz allemandes d’un point de vue scientifique, médical ou technique, il devient clair que les affirmations ne tiennent pas debout. Affirmer que la méthodologie de ce meurtre de masse serait « folle » ou « bizarre » serait même sous-estimer les faits. Plus on examine ces informations fragmentaires, plus on se rend compte que les gens qui répètent inlassablement les mêmes histoires sur l’holocauste n’ont pas la moindre idée de ce dont ils parlent ou écrivent. Les affirmations de ‘témoins Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 f Page 2 sur 33 oculaires’ sont particulièrement étranges. La confession écrite de Kurt Gerstein, qui est acceptée largement par les spécialistes de l’Holocauste, est un exemple frappant de ce genre de témoignage. Mais les autres témoignages sont souvent aussi bizarres ou même pires.L’absurdité des diverses méthodes d’extermination ne prouve pas que l’holocauste ne se soit pas produit mais on devrait alors s’attendre à ce que des gens raisonnables demandent d’autres preuves un peu plus solides avant d’accepter une histoire aussi monstrueuse comme véridique. Le fait que des documents mentionnant le meurtre des juifs dans ces chambres à gaz n’existent pas, ou que des locaux, ou même des plans décrivant ces locaux comme des chambres a gaz fonctionnelles -et non des locaux ordinaires dont on dit qu’ils ont servi à cet effet - n’existent pas non plus devrait suffire à montrer que quelque chose cloche.(fn. 1) Il est aisé de concocter d’horribles récits de meurtres qui sont de façon commodément vagues. Faire en sorte que ces histoires soient acceptées par une nation vaincue et détruite n’est guère plus difficile si les vastes ressources médiatiques des vainqueurs ont été utilisées pour peindre l’ennemi comme un sauvage dépravé. Par contre, il est moins difficile d’expliquer comment quelqu’un aurait pu utiliser un diesel pour mettre en oeuvre une politique d’extermination de masse.La position des Exterminationnistes La table ci bas est tirée de The Destruction of the European Jews par Raul Hilberg, publié en 1961. Cette table donne une description de ce qui peut être considéré comme un « consensus » des écrivains qui traitent de l’holocauste depuis 20 ans. Les camps énumérés sont ceux que Hilberg considère comme ayant été des « camps d’extermination ». Les camps comme Dachau, Buchenwald et Belsen-Bergen ne sont donc pas inclus.(fn. 3) Table 1: Characteristiques des camps de la mort selon Raul Hilberg Camp Endroit Juridiction Type de mise à mort Nombre de juifs tués Kulmhof Wartheland Haut gradés SS et chefs de police (Koppe) camions à gaz(CO) plus de cent mille Belzec district de Lublin SS et chefs de police (Globocnik) chambres à gaz (CO) des centaines de milliers Sobibor district de Lublin SS et chefs de police(Globocnik) chambres à gaz(CO) des centaines de milliers Lublin district de Lublin WVHA chambres à gaz(CO), fusillades des dizaines de milliers des Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 3 sur 33 Treblinka district de Varsovie SS et chefs de police chambres à gaz (CO) des centaines de milliers Auschwitz Haute Silesie WVHA chambres à gaz (HCN) un million La quatrième colonne à partir de la gauche montre que dans tous les camps à l’exception d’Auschwitz, les opérations d’extermination ont normalement été menées à l’aide de monoxyde de carbone (CO). A Auschwitz les assassinats auraient été présumément faits avec de d’acide cyanhydrique ou HCN. Des cinq camps où le monoxyde de carbone a supposément été utilisé, trois auraient accueilli la majorité des victimes: Treblinka, Sobibor et Belzec. Pour ces trois camps on nous dit qu’un moteur diesel a été utilisé pour générer le monoxyde de carbone. Le nombre de juifs présumément tués dans les deux autres camps, Kulmhof (Chelmno) ou Lublin (Majdanek) est relativement peu important par rapport au nombre donné pour Treblinka, Belzec et Sobibor.Sur la base de ce nombre de victimes qui est généralement accepté, on peut dire qu’environ la moitié des victimes juives des chambres à gaz ont été tuées par les émanations d’un moteur diesel. En d’autres termes les chambres à gaz au diesel sont aussi importantes, en terme de victimes, que les chambres à gaz ou on aurait utilisé le Zyklon B.Pendant une période de plusieurs mois (1939 et 1940), des moteurs diesels auraient été utilisés sur les handicapés mentaux et les malades incurables en Allemagne dans le cadre du programme d’euthanasie.L’expérience acquise ainsi par certaines personnes sur l’utilisation de ces diesels (i.e le Reichsamtsleiter Viktor Brack et le Kriminalkommisar Christian Wirth entre autres) aurait servi plus tard pour le meurtre des juifs à Treblinka, Belzec et Sobibor. Selon Hilberg, c’est Wirth qui construisit les « chambres à gaz au monoxyde de carbone » du programme d’euthanasie sur l’ordre de Brack, ce dernier étant « en charge du programme d’euthanasie ». Puis à l’été 1942 Brack envoya Wirth vers Lublin où « Wirth et son équipe se mirent immédiatement à construire dans des conditions primitives des chambres à gaz dans lesquelles « un tuyau d’échappement relié à un moteur diesel envoyait le monoxyde de carbone » (fn. 4) Dans la minie série télévisée « Holocauste » diffusée largement aux Etats- Unis, qui est une adaptation fictive et dramatique de l’histoire telle qu’elle est largement acceptée, on trouvait plusieurs références concernant l’utilisation d’un moteur diesel pour tuer massivement. Dans l’une des scènes, le Dr. Bruno Tesch, qui dans les faits était un chimiste hautement qualifié que les alliés pendirent après la guerre(fn. 5) , explique à Eric Dorf, un officier SS fictif administrant le programme d’extermination, que l’un des avantages du Zyklon B est qu’il ne « va pas obstruer la machinerie et provoquer des bris comme dans le cas du monoxyde de carbone. » Dans une autre scène, Rudolf Höss, le commandant d’Auschwitz est sur le point de faire fonctionner un moteur Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 f Page 4 sur 33 diesel lorsque Eric Dorf lui dit qu’il n’aura désormais plus besoin d’utiliser celui-ci puisqu’il a commandé une autre substance, soit le Zyklon B.Le Document Gerstein Le document laissé par Kurt Gerstein est encore une pierre angulaire de l’histoire de l’Holocauste. Gerstein était un Obersturmführer (premier Lieutenant) au sein de la SS et un ingénieur minier Lorsqu’il s’est rendu aux Américains, il leur a prétendument donné une description préparée le 26 avril 1945 (en français, ce qui est assez étonnant déjà) ainsi que des reçus concernant la livraison de Zyklon B au camp Auschwitz.Depuis il a été élevé au rang de « juste parmi les gentils » par les Israéliens et par divers auteurs juifs pour avoir tenter au moins d’alerter le monde sur le programme d’extermination nazi.Le texte qui suit est une portion du document Gerstein tel que donné par Leon Poliakov dans Le Bréviaire de la Haine. Outre l’ »erreur » de Poliakov, soit l’affirmation que 700 ou 800 personnes étaient entassées dans un local de 93 mètres carrés plutôt que les 25 mètres carrés dans l’original, cette version n’est probablement pas pire que d’autres qui ont été données au fil des ans.(fn. 6) Dans les chambres, des SS pressent les hommes: «Bien remplir m a ordonné Wirth-, 700 - 800 sur 93 m2! Les portes se ferment. A ce moment, je, comprends la raison de l’inscription «Heckenholt». Heckenholt, c’est le chauffeur de la Diesel, dont les gaz d’échappement sont destinés à tuer les malheureux. SS-Unterscharführer Heckenholt s’efforce de mettre en marche le moteur. Mais il ne marche pas! Le capitaine Wirth arrive. On le voit, il a peur, car j’assiste au désastre. Oui je vois tout et j’attends. Mon chronomètre «stop» a fixé le tout, 50 minutes, 70 minutes, le Diesel ne marche pas! Les hommes attendent dans les chambres à gaz. En vain. On les entend pleurer «comme à la synagogue» dit le professeur Pfannenstiel, l’oeil fixé à une fenêtre agencée dans la porte de bois. Le capitaine Wirth, furieux, envoie quelques coups de cravache à l’Ukrainien qui est l’aide de Heckenholt. Après 2 heures 49 minutes - la montre a tout enregistré - le Diesel se met en marche. 25 minutes passent. Beaucoup sont déjà morts, c’est ce qu’on voit par la petite fenêtre, car une lampe électrique éclaire par moment l’intérieur de la chambre. Après 32 minutes, enfin, tous sont morts! De l’autre côté, des travailleurs juifs ouvrent les portes en bois. On leur a promis - pour leur service terrible - la vie sauve, ainsi qu’un petit pourcentage des valeurs et de l’argent trouvés. Comme des colonnes de basalte, les hommes sont encore debout, n’ayant pas la moindre place pour tomber ou pour s’incliner. Même dans la mort, on reconnaît encore les familles se serrant les mains.Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 5 sur 33 On a peine à les séparer, en vidant les chambres pour le prochain chargement. On jette les corps bleus, humides de sueur et d’urine, les jambes pleines de crotte et de sang menstruel. (fn. 7) Ce n’est pas à travers un judas que le professeur Pfannenstiel est supposé regarder à l’intérieur de la chambre à gaz, c’était à travers une vitre. Et il y a une porte en bois, pas une porte étanche au gaz comme on pourrait s’y attendre. Apparemment l’une des portes d’au moins une des chambres à gaz était en bois. Nous nous faisons dire que les victimes étaient encore en vie après avoir été enfermées trois heures dans la chambre à gaz, avant que le diesel ne soit mis en marche. La chambre à gaz ne devait certainement pas être très étanche si non les juifs seraient morts d’asphyxie bien avant que le diesel ne soit mis en marche.Les hommes étaient « debouts comme des colonnes de basalte sans avoir le moindre espace pour tomber ou s’incliner. Même dans la mort, on reconnaît encore les familles se serrant les mains » Il n’y a de mention nulle part que les victimes auraient tenté de forcer les portes. Le professeur Pfannenstiel, avec son « oeil fixé à la fenêtre », aurait surement noté si des gens tentaient de briser la vitre ou la porte.(fn. 8) Mais pourtant il n’y a aucune mention de ce genre. Mais nous nous faisons dire que les victimes ont eu assez de présence d’esprit pour se tenir la main par groupes de familles.Selon la dernière phrase du texte cité, « On jette les corps bleus, humides de sueur et d’urine, les jambes pleines de crotte et de sang menstruel. » Ici nous avons un élément inconsistant puisque les corps de gens empoisonnés au monoxyde de carbone de sont jamais bleus. Au contraire, ils sont « rouge cerise » ou encore « roses ».(fn. 9) Ceci est mentionné dans la plupart des livres de toxicologie et est connu probablement de tous les médecins et de la plupart, si non toutes les personnes travaillant dans les salles d’urgences. Les empoisonnements au monoxyde de carbone sont courant à cause des moteurs d’automobiles et sont plus nombreux que ceux dus à tous les autres gaz réunis.On peut donner crédit au document Gerstein au moins concernant un aspect; il n’affirme pas que le monoxyde de carbone soit l’ingrédient émis par le diesel qui a causé la mort des personnes. Ce sont les exterminnationistes, i.e. les gens qui défendent l’histoire classique de l’Holocauste qui ont affirmé à maintes reprises que c’est le monoxyde de carbone émis par le diesel qui causait la mort de ces gens. La récurrence de cette mention d’une couleur « bleue » des corps de la part de plusieurs prétendus témoignages oculaires lors des procès d’après-guerre en Allemagne démontre la nature « copie carbone » de tels témoignages. Le fait que de telles affirmations aient été acceptées par des cours allemandes spécialisées dans la poursuite des crimes de guerre ainsi que par des écrivains prestigieux de l’Holocauste sans même qu’on ne s’attarde sur la consistance de telles affirmations en dit long sur le sérieux de ces gens - ou de leur subordination à des impératifs politiques Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 6 sur 33-.Si les corps avaient réellement eu une apparence bleue, la mort n’aurait pas été due un empoisonnement au monoxyde de carbone mais à l’asphyxie, i.e. le manque d’oxygène. Dans cet article nous étudierons cette possibilité et découvrirons que dans n’importe quelle chambre à gaz au diesel, bien que la mort par asphyxie soit peu probable, elle est malgré tout plus probable que la mort par empoisonnement au monoxyde de carbone.Selon Leon Poliakov, un historien juif français, « Il ne nous reste pas grand-chose à ajouter à cette description, valable pour Treblinka ou Sobibor aussi bien que pour le camp de Belzec. Les installations y étaient conçues sensiblement de la même manière, et l’oxyde de carbone, produit par un moteur Diesel, était la méthode adoptée pour administrer la mort. » Pour Poliakov, plus d’un million et demi de gens furent tués à l’aide du gaz produit par un diesel.(fn. 10) Les Effets Toxiques du Monoxyde de Carbone Pour analyser de façon critique les affirmations concernant l’utilisation de chambres à gaz au diesel, on peut se poser deux questions ici: Combien de monoxyde de carbone est-il nécessaire pour tuer un être humain en une demi-heure? Les émanations provenant d’un diesel contiennent-ils suffisamment de ce monoxyde de carbone? Table 2: Les Effets Toxiques du Monoxide de Carbone(fn. 11) Parties par million de monoxide de carbone dans l’air Monoxyde de Carbonne en pour-cent Effets Physiologiques 100 0.01% Concentration permise pour une exposition de plusieurs heures 400 à 500 0.04%-0.05% Concentration pouvant être inhalée pendant une heure sans effets appréciables.600 à 700 0.06%-0.07% Concentration causant un effet à peine détectable après une heure 1,000 à 1,200 0.10%-0.12% Concentration causant un effet déplaisant mais non dangereux après une heure d’exposition.1,500 à 2.000 .1 5%-.2% Concentrations dangereuses pour une durée d’exposition de une heure 4,000 et plus .4% et plus Concentrations mortelles pour une exposition de moins d’une heure.Les empoisonnements au monoxyde de carbone ont fait l’objet Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 7 sur 33 d’études détaillées depuis 1920, particulièrement lorsqu’il devint nécessaire d’obtenir des données sur l’aération requise de tunnels qu’empruntaient les véhicules motorisés, particulièrement pour la zone urbaine de New York dans des tunnels comme le Holland tunnel.Depuis le début des années 1940 il est largement accepté sur la base des recherches menées par Yandell Henderson et J.S. Haldane qu’un taux de monoxyde de carbone de « 0.4% et plus, » tel que montré dans la Table 2, est fatal pour une exposition d’une heure ou moins.(fn. 12) Des concentrations de 0.15% à 0.20% sont considérées comme « dangereuses », ce qui veut dire qu’elles peuvent tuer certaines personnes après une heure, spécialement des gens de santé fragile. Mais quelqu’un qui désirerait se servir de chambres à gaz pour tuer des millions de personnes ne devrait pas se contenter de concentrations qui tuent « quelques » personnes d’un certain groupe mais « toutes » les personnes présentes.Le terme « moins » tel qu’utilisé par Henderson est malheureusement vague. Ce manque de précision provient du fait que même si Henderson et d’autres ont été capables de tester l’inoffensivité de certaines doses avec une grande exactitude dans les conditions contrôlées d’un laboratoire, les doses fatales elles n’ont pu être testés de la même façon.Les effets mortels du CO à certaines concentrations ont été extrapolés à partir du taux de carboxyhemoglobine pour une période de temps donnée suite à des expériences parfois létales sur des animaux et des expériences non létales sur des êtres humains. Même si les résultats des tests ne sont pas aussi précis que ce qu’on pourrait souhaiter ils sont suffisamment adéquats pour amener à certaines conclusions concernant l’utilisation de chambres à gaz au diesel.Selon les exterminationnistes, le sinistre résultat était obtenu en moins de une demi-heure. De façon à savoir combien de monoxyde de carbone est nécessaire pour tuer en une demi-heure plutôt qu’en une heure complète, on peut utiliser la règle du pouce connue sous le nom de « Règle d’Henderson, » qui est: % CO x (temps d’exposition) = Constant pour n’importe quel effet toxique En d’autres mots, pour n’importe quel effet toxique, la concentration de poison doit être inversement proportionnelle au temps d’exposition. Ceci veut dire que pour tuer en une demi-heure, on aurait besoin de deux fois la concentration requise pour une exposition d’une heure. En appliquant cette règle au « 0.4% et plus » nécessaire pour « tuer en moins d’une heure, » on obtient 0.8% et plus comme concentration fatale requise pour un temps de moins de 30 minutes.(fn. 13) En appliquant la même règle aux 0.15 à 0.20%, la dose « dangereuse » pour une heure d’exposition, on déduit qu’une quantité de 0.3% à 0.4% de CO serait dangereuse pour une demi-heure d’exposition.Ceci veut dire que pour avoir une chambre à gaz qui utilise du Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 8 sur 33 monoxyde de carbone comme agent létal, quelqu’un devrait pouvoir compter sur une concentration d’au moins 0.4% de CO, mais plus probablement 0.8%. Nous allons garder ce « 0.4%-0.8% » à l’esprit comme étant un seuil limite sur lequel nous reviendrons.La considération importante est toujours la « moyenne » de la concentration de CO ainsi que le temps d’exposition et non une quantité de poison mesurée en livres ou en pieds cubes. Essayer d’analyser le problème à partir des quantités de CO produit plutôt que sa concentration serait plutôt futile puisque pour le peu qui en est dit, dans le cas du document Gerstein, la dimension de la « chambre à gaz » est déjà un élément incroyable.La Figure 1 donne les symptômes provoqués par diverses concentrations de monoxyde de carbone en fonction du temps d’exposition. Le plus haut taux d’exposition qui soit discuté est 600 ppm (parties par million). 600 ppm est une autre façon de dire 0.06%. Le graphe montre qu’après une heure d’exposition à une concentration de 0.06% de CO, tout ce qu’une personne ressentirait est un mal de tête, et même pas un qui soit insupportable. Même après 100 heures d’exposition, le pire qui puisse arriver est le coma, mais pas la mort.Mais après seulement une demi-heure d’exposition à 600 ppm aucun symptôme n’est indiqué, même pas un petit mal de tête. Nous devons garder en tête de 0.06% comme un autre seuil sur lequel nous reviendrons.Les Engins au Diesel Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 fi Page 9 sur 33 La situation serait plus facile si les partisans de l’Holocauste avaient fourni des données telles que le nom du manufacturier ou le type de modèle, la taille ou la puissance de l’engin en chevaux vapeur. Bien que ce genre d’information serait considérée comme essentielle dans le cadre d’une enquête pour un meurtre ordinaire, lorsqu’on parle de l’Holocauste il ne faut pas trop en demander. L’affirmation la plus fréquente semble être que les moteurs furent pris sur des chars soviétiques (la plupart des chars soviétiques durant la guerre fonctionnaient au diesel, incluant le fameux T-34), mais il a été affirmé récemment qu’au moins un des engins provenait d’un sous-marin soviétique. Tout sous-marin aurait aussi eu comme moteur un diesel. Faute d’informations plus précises, on doit aborder la question d’un angle plus difficile et plus général, à savoir si un quelconque diesel construit dans le passé aurait pu servir à accomplir ce crime.Si Gerstein avait affirmé que le monoxyde de carbone était généré par un moteur à essence alors son histoire aurait été plus crédible. Les moteurs à essence peuvent tuer facilement et avec peu ou pas d’avertissement puisque leurs émanations sont inodores. Bien que les moteurs fonctionnant au diesel ressemblent parfois à des moteurs à essence, à tout le moins pour la majorité des gens, ils sont actuellement très différents. N’importe quel ingénieur minier ou surveillant de mines aurait normalement été capable de faire la différence entre les deux engins. Premièrement, le bruit qu’ils font est tellement différent que pratiquement n’importe qui ayant un minimum d’expérience pourrait faire la différence les yeux fermés.Une autre particularité des diesels est qu’ils avertissent de leur présence par l’odeur nauséabonde qu’ils dégagent. L’intensité de cette odeur a probablement entraîné certaines personnes à avoir faussement l’impression que leurs émanations pouvaient être terriblement létales.Bien que les émanations d’un diesel ne soient pas totalement inoffensives, elles sont beaucoup moins dangereuses que ce que l’on pourrait penser, à l’exception d’effets cancérigènes à long terme qui sont non pertinents pour une chambre à gaz qui doit tuer des masses de gens en un laps de temps relativement court. Les émissions de diesel respectent les standards de l’Agence de Protection de l’Environnement U.S. sans qu’il ne soit requis de modifier le moteur ou d’ajouter des accessoires. Les diesels ont toujours produit moins de 1% de monoxyde de carbone ce qui est le standard pour les engins à combustion. Les moteurs à essence eux n’ont pu respecter ce standard qu’après plusieurs années de recherche, de modification de ceux-ci ainsi que de l’ajout de plusieurs accessoires complexes. Les diesels des années 1930 et 1940 étaient aussi peu polluants, si non moins que ceux d’aujourd’hui.La figure 2 compare les niveaux d’émission de monoxyde de carbone pour des engins diesel et des engins fonctionnant à l’essence. Les moteurs à essence sont parfois appelés des engins à allumage par étincelle (spark ignition) dans cette figure. Il est clair qu’entre ces deux engins le choix logique d’une source de monoxyde de carbone ne peut qu’être le moteur à essence. A partir de moteurs à ignition (essence), on peut aisément obtenir un taux de 7% de monoxyde de carbone, alors qu’avec les engins diesel on ne peut même pas obtenir un taux de 1%.Les émissions de monoxyde de carbone d’engins à combustion sont représentées en fonction du ratio air/combustible ou encore combustible/air.Le ratio combustible/air est évidement la réciproque du ratio air/combustible. Il est généralement accepté par l’industrie automobile et par les environnementalistes que la composition des émissions d’un moteur diesel est reliée à ce ratio et non à d’autres facteurs comme le rpm (régime par minute). (fn. 17).Un ratio air/combustible de 100 par exemple veut dire que pour chaque livre de combustible brûlée on doit injecter 100 livres d’air dans l’engin.Mais seules 15 livres d’air réagissent chimiquement avec cette livre de combustible, quel que soit le ratio air/combustible ou même le type d’engin. Ceci veut dire que pour un ratio air/combustible de 100, il y a toujours 85 livres d’air qui ne réagit pas. Ces 85 livres d’air ressortent du moteur sans avoir subi aucune transformation chimique. Concernant cet excès d’air, l’engin diesel ne se comporte pas autrement que comme une Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 11 sur 33 sorte de compresseur.Les moteurs à essence opèrent toujours avec un déficit d’air. Il en résulte que la réaction chimique de ce type de moteur n’est jamais complète et qu’une proportion relativement importante de monoxyde et de dioxyde de carbone est formée.Les diesels eux, opèrent avec un excès d’air. Sans charge extérieure, le taux air/combustible de ceux-ci peut être aussi élevé que 200:1.Lorsqu’ils opèrent à pleine capacité (charge complète), le ratio air/combustible est de 18:1. A cause de l’abondance d’air, il y a toujours de meilleures chances que le combustible soit brûlé entièrement, ce qui fait que peu de monoxyde de carbone est rejeté par rapport aux moteurs à essence. Aussi, le peu de monoxyde de carbone produit dans les cylindres d’un diesel est subséquemment dilué dans l’excès d’air.Dès que quelqu’un acquiert une compréhension des différences existantes entre les moteurs diesel et les moteurs à essence, il devient évident que le choix logique comme source de monoxyde de carbone serait toujours le moteur à essence. Le moteur diesel était et demeure un choix ridicule comme source de CO.Il y a deux types d’engins fonctionnant au diesel: les engins à chambre de combustion divisée et les engins à chambre de combustion unique.La catégorie ‘chambre de combustion divisée’ est généralement subdivisée en deux, le design par chambre de précombustion et celui par cellule turbulente.La Figure 3 montre deux courbes d’émission pour des diesels ayant une chambre de combustion divisée. Ces résultats ont été obtenus suite à des tests extrêmement exhaustifs faits avec le plus grand soin au début des années quarante par le Bureau des Mines U.S. afin de déterminer si oui ou non des engins diesel pouvaient être utilisés sous terre sans mettre en danger la vie des mineurs. La conclusion du Bureau Américain des Mines telle que donnée dans plusieurs rapports durant cette période fut toujours que les diesels pouvaient être utilisés dans les mines (sauf les mines de charbon) en autant que leur utilisation et les conditions techniques dans lesquelles ils étaient utilisés soient soumis au préalable à l’approbation du USBM.La courbe du bas de la Figure 3 concerne un diesel à chambre de précombustion. La courbe du haut est celle d’un engin à cellule turbulente. Le ratio combustible/air le plus bas correspond à peu près à l’état neutre (sans charge ou effort particulier du moteur). Pour la chambre de précombustion au neutre, le taux de monoxyde de carbone est de moins de 0.0211%. Pour le diesel à cellule turbulente fonctionnant « au neutre », le taux de monoxyde de carbone des émissions est de 0.06%. Ceci veut dire qu’au neutre ces deux diesels ne peuvent même pas produire assez de monoxyde de carbone pour donner un mal de tête à quelqu’un au bout d’une demi-heure.Lorsqu’on commence à imposer une charge à ces engins, accroissant ainsi le ratio combustible/air, le taux de monoxyde de carbone décroît un peu au début. C’est seulement lorsqu’on approche de la pleine charge (celle que le moteur peut supporter) représentée par la ligne solide dans cette figure, que le taux de monoxyde de carbone grimpe à un maximum de 0.1% si le ratio combustible/air est de .055. Une concentration de CO de 0.1% est encore loin du seuil de « 0.4% à 0.8% ». En d’autres mots, aucun de ces engins n’aurait pu produire assez de monoxyde de carbone pour tuer quelqu’un en une demi-heure quelle que soit la charge imposée.La Fumée du Diesel Une caractéristique des diesels est qu’ils produisent de la fumée. Ceci n’est pas dû à une inefficacité quelconque de ces engins. Au contraire, ils sont remarquablement efficaces. La fumée est avant tout due à la nature de l’engin ainsi qu’au type de carburant (plus lourd) qui est utilisé pour ces moteurs. .La ligne solide de la Figure 3 représente la limite pour laquelle les manufacturiers ont jugé nécessaire de protéger leurs engins d’un usage excessif dû à la fumée et l’accumulation de suie dans les cylindres. D’un point de vue pratique, un diesel ne peut pas être en opération à droite de la ligne solide avec du carburant liquide. Dans la Figure 3 tout comme dans la Figure 5, la ligne solide représente un ratio carburant/air de 0.055. Plusieurs manufacturiers sont plus conservateurs et limitent le Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 13 sur 33 ratio combustible/air de leurs engins à 0.050 Les engins diesel peuvent opérer de façon sécuritaire à des ratios combustible/air supérieurs à 0.055 seulement s’ils brûlent un combustible ‘propre’; c’est la seule façon d’éviter que les cylindres ne soient rapidement bouchés par des déchets solides de combustion. Les données pour un ratio combustible/air supérieur à 0.055 ne sont disponibles que parce que les chercheurs du Bureau des Mines ont choisi pour une raison théorique de tester ces engins avec du combustible gazeux. Ils voulaient d’obtenir un ratio combustible/air supérieur à ce qu’il est possible d’atteindre pour un diesel opérant à pleine charge avec du carburant liquide. .Il est inutile de considérer les données obtenues en utilisant une source de combustion gazeuse puisque si les Allemands avaient disposé d’une telle source pour leur diesel, ils l’auraient envoyé directement dans la chambre à gaz sans utiliser de moteur. Utiliser un moteur dans un cas pareil n’aurait réussit qu’à rendre le gaz initial moins toxique! Puisque le monoxyde de carbone est hautement combustible, toute injection de celui-ci dans un moteur avec de l’air n’aurait eu comme résultat que d’en brûler une grande partie.La fumée produite par un engin diesel contient une phase liquide et une phase solide. La phase liquide est généralement éjectée de l’engin en même temps que les autres émanations et n’abîme donc pas celui-ci.Mais si des déchets solides sont produits en quantité suffisante, et de façon suffisamment rapide, une partie de ceux-ci va s’accumuler dans les cylindres et il peut suffire de quelques minutes pour que les valves soient endommagées et que le moteur s’arrête. Comme le graphe le montre, la quantité de solides produits par ces engins s’accroît dramatiquement juste au-dessus d’un ratio combustible/air de 0.055.Pour cette raison les manufacturiers équipent en général leur pompe à injection de carburant d’un mécanisme qui empêche le ratio 0.050 ou 0.055 d’être dépassé.Opérer n’importe quel type de diesel avec une charge significative, quel que soit le design ou le type de l’engin, aurait conduit à la production d’une quantité considérable de fumée. Cette fumée peut aussi être détectée immédiatement après la mise en marche du moteur, même lorsque celui-ci est au neutre ou qu’une charge légère est appliquée, tant et aussi longtemps que le moteur n’a pas atteint sa température de fonctionnement normale. On ne doit pas être surpris qu’aucune mention de cette fumée dense n’existe dans le document Gerstein ni dans aucun les témoignages produits lors des procès d’après guerre.Les Chambres de Diesels non Divisées La Figure 5 montre qu’une chambre diesel non divisée ne produit que 0.03% de monoxyde de carbone au neutre, ce qui est insuffisant pour causer un mal de tête après une demi-heure d’exposition. Cependant à mesure qu’une charge est appliquée au moteur, le taux d’émission de monoxyde de carbone s’accroît rapidement et à pleine charge celui-ci (représenté par une ligne solide) est en effet de 0.4%. En d’autres mots ici nous avons un diesel qui au premier coup d’oeil aurait pu être utilisé pour un meurtre de masse.Le problème avec cet engin, et pour tous les diesels, est que fait tourner le moteur à pleine capacité pendant une longue période comme une demi-heure aurait comporté des risques sévères d’encrassement et d’endommagement des pistons par accumulation de déchets solides. Si on opère un tel moteur à un ratio combustible/air de moins de 0.055, donc avec une charge moins importante, l’émission de monoxyde de carbone chute dramatiquement. Par exemple, à 80% de la charge maximale, qui est généralement considérée comme sécuritaire pour un fonctionnement continu survenant à un ratio carburant/air de 0.045, le taux de monoxyde de carbone n’est plus que de 0.13%. En utilisant les figures indexées ainsi que la règle d’Henderson pour faire un calcul simple, 0.13% de monoxyde de carbone ne serait même pas dangereux pour une exposition de 30 minutes.Le fait que les Figures 3 et 5 soient typiques de tous les engins diesel qu’on connaît depuis 50 ans est attesté par l’utilisation qu’on a fait et Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 15 sur 33 qu’on continue de faire de ces données dans de nombreux journaux et ouvrages sur les émissions diesel à ce jour. Il n’y a pas de meilleur exemple montrant les émissions d’un moteur diesel. Quelqu’un peut parfaitement vérifier avec des publications spécialisées comme le Society of Automotive Engineers Transactions. Si quelqu’un se donne la peine de vérifier dans les numéros de SAE des quarante dernières années il ne pourra pas trouver d’exemple pire d’émission de monoxyde de carbone que celui de la Figure 5. Notre analyse de la Figure 5 représente le pire cas qu’on puisse trouver pour un engin diesel.Charge Appliquée sur l’Engin A part le problème causé par la fumée, l’imposition d’une charge complète à un de ces engins est loin d’être facile. Par exemple, si quelqu’un conduit un camion, une charge complète ou maximale peut être imposée au moteur en chargeant le véhicule avec une cargaison très lourde, puis en appuyant à fond sur l’accélérateur alors que le camion monte une côte. Dans de telles conditions on peut espérer un taux de 0.40/o sortant du tuyau d’échappement, en autant que le diesel soit de type chambre non divisée. Cependant, si le camion est stationné sur une route, il est beaucoup plus difficile d’imposer une charge complète au moteur. Appuyer sur l’accélérateur alors que la transmission est au neutre n’augmentera la charge que de peu. Laisser l’embrayage glisser et appuyer sur l’accélérateur peut imposer une plus grande charge sur le moteur mais l’embrayage brûlera rapidement, soulevant l’engrenage arrière du véhicule et appliquer les freins alors que l’engin est en accélération imposera une charge plus lourde au moteur mais la garniture des freins sera rapidement grillée.La seule façon réaliste d’imposer une charge significative à un tel engin est d’attacher une sorte de dynamomètre à frein ou un autre type d’appareil, comme un générateur électrique.Les dynamomètres à frein pouvaient être disponibles et les Allemands devaient en posséder plusieurs, mais ce genre d’équipement peut difficilement se trouver sans un garage typique. Ils ne sont disponibles en général que dans des laboratoires de tests bien équipés que les ingénieurs utilisent. Comme ils coûtent beaucoup plus cher que les engins auxquels ils sont attachés on ne les produit pas en quantité industrielle.Un arrangement comportant un générateur semble plus plausible puisque des camps tels que Treblinka et Belzec avaient besoin d’être alimentés en électricité, ne serait ce que pour faire passer le courant dans la clôture électrifiée ou allumer des ampoules. Mais un tel arrangement nécessiterait une utilisation continue du moteur, ce qui est contraire à l’affirmation de Gerstein. Selon ce document, on ne réussit à mettre en marche l’engin qu’au bout de trois heures afin de procéder à un gazage.Il n’y a rien dans ce document qui suggère même timidement que ce moteur ait servi à autre chose qu’au meurtre de masse. Si cet engin avait Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 16 sur 33 eu une double utilisation on se serait attendu à un commentaire quelconque comme le fait que des lumières se soient allumées au moment ou le moteur démarre.....Aldéhydes, Oxydes Nitreux et Hydrocarbures Un diesel émet d’autres polluants que du monoxyde de carbone. Ce sont les aldéhydes, les oxydes nitreux et les hydrocarbures, qui sont en effet toxiques. L’odeur caractéristique des émanations d’un diesel n’est pas due au monoxyde de carbone, qui est inodore, mais aux traces d’hydrocarbone et d’aldéhyde que des instruments analytiques peuvent tout juste identifier. La sensibilité olfactive de l’être humain concernant ces composants est toutefois très développée.Les oxydes nitreux peuvent former de l’acide nitrique en réagissant avec la moisissure des poumons ce qui peut causer des cancers après plusieurs mois suite à une exposition ou encore des lésions dans un laps de temps plus court dans des cas extrêmes. L’un des oxydes nitreux formés par les diesels est le gaz lacrymal, qui est extrêmement irritant.Les effets cancérigènes des oxydes nitreux et de certains autres ingrédients des émanations d’un diesel pourraient entraîner l’imposition de certains standards et de réglementations dans un futur proche. Tous ces effets sont cependant à long terme et ne sont pas pertinents au fonctionnement d’une chambre à gaz.Bien que les émanations d’un diesel soient relativement inoffensives par rapport à d’autres gaz existants, inhaler celles-ci n’est pas une expérience très agréable. Si les gaz d’échappement étaient injectés dans une grande salle de réunion, il ne faudrait pas beaucoup de temps avant que les gens présents ressentent un besoin irrésistible de sortir, quelle que soit leur opinion quant à la toxicité des émanations. Encore une fois ici le document Gerstein ne fait aucunement mention de gens qui tenteraient de forcer la porte ou de briser la fenêtre. Au contraire on nous dit que les gens se tenaient la main en famille....l’Oxygène Contenu Dans les Emissions d’un Diesel Si les juifs n’ont pas été tués par le monoxyde de carbone contenu dans les émissions d’un diesel, peuvent-ils avoir été tués par l’absence d’oxygène? Une telle théorie serait à tout le moins consistante avec les affirmations concernant la couleur bleue des corps, une couleur habituellement associée à une mort par asphyxie. Mais cette théorie ne tient pas la route puisque les diesels opèrent avec de l’oxygène en excès.L’air normal contient 21% d’oxygène. Sur la Figure 6 on peut voir que la concentration d’oxygène présente dans les émissions d’un moteur diesel tournant au neutre (chambre divisée ou non divisée), est de 18% pour un ratio carburant/air de 0.01 (en haut de la courbe). Ceci est à peine moins que le taux d’oxygène dans l’air normal. Pour une charge pleine, soit un ratio carburant/air de 0.055, la concentration en oxygène des émissions est de 4%.La meilleure discussion concernant les effets d’une raréfaction de l’oxygène est probablement donnée par Henderson et Haggard: Deuxième stade. Lorsque la concentration d’oxygène est réduite à une valeur comprise entre 10 et 14% certaines capacités intellectuelles sont affectées. Le sujet est conscient mais le jugement est trouble. Des blessures graves, comme des brûlures, des contusions et même des fractures peuvent ne causer aucune douleur. Certaines émotions, comme particulièrement la mauvaise humeur et pugnacité, et moins fréquemment l’hilarité, ou encore une altération de l’humeur peut être déclenchée sans raison apparente....Troisième stade. Lorsque la quantité d’oxygène n’est plus que de 6 à 10%, des nausées et des vomissements peuvent survenir. Le sujet n’est plus en mesure de faire d’effort musculaire vigoureux ou même de bouger. Il est désorienté et peut subséquemment perdre connaissance. S’il est ranimé il ne se souvient plus de ce qui s’est passé ou encore en a une idée erronée. A ce moment, il peut ignorer que quelque chose ne va pas....Quatrième stade. Lorsque le taux d’oxygène descend sous Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 18 sur 33 les 6%, la respiration consiste en halètements séparés par des phases d’apnée de durée croissante. Des convulsions peuvent survenir. Finalement la respiration s’arrête mais le coeur peut continuer de battre pendant plusieurs minutes avant de développer une fibrillation ventriculaire, ou de demeurer en état d’extrême dilatation.(fn. 23) Selon Haidane et Priestley, « de l’air contenant moins de 9.5% d’oxygène va normalement causer une incapacité ou une paralysie en une demi-heure.. » (fn. 24) L’incapacité n’est pas encore la mort.Il est clair qu’il n’existe pas de nombre magique en dessous duquel la mort survient ou au-dessus duquel la vie continue. Mais pour toute chambre à gaz qui se base sur la réduction d’oxygène pour tuer, il faudrait que le taux soit de moins de 9.5%, peut-être même moins de 6%.En se basant sur la Figure 6 on peut voir que pour réduire le taux d’oxygène à 9% un diesel devrait opérer avec une charge correspondant à 75% de sa capacité limite, soit un ratio combustible/air de 0.040. Pour réduire le niveau d’oxygène à 6%, ce qui correspond au quatrième stade décrit par Henderson et Haggard et qui peut être considéré comme un seuil nécessaire pour tuer *tous* les gens présents un diesel devrait opérer à un ratio carburant/air de 0.048 ce qui est presque la pleine charge. En d’autres mots, pour une chambre à gaz dont le but serait de tuer par manque d’oxygène à l’aide d’un diesel on devrait faire fonctionner celui-ci au minimum avec une charge correspondant au 3/4 de sa capacité limite mais plus probablement très près de la charge maximale.De ce qui a été vu précédemment on peut deviner que pour la majeure partie de l’étendue de leur spectre d’opération les diesels fournissent assez d’oxygène pour que quelqu’un puisse littéralement inhaler uniquement leurs émissions et survivre avec l’oxygène qu’elles contiennent. De l’état neutre (sans charge) jusqu’à 75% de la charge maximale les émanations contiennent largement assez d’oxygène pour garder quelqu’un en vie une demi-heure.Dioxyde de Carbone Si les juifs n’ont pas été tués par le monoxyde de carbone ni par le manque d’oxygène, peuvent-ils avoir péri à cause du dioxyde de carbone? Le dioxyde de carbone n’est pas vraiment plus dangereux que de l’eau.La plupart des livres de toxicologie ne mentionnent même pas celui-ci.Lorsqu’il est mentionné celui-ci est classifié comme « non toxique, simple asphyxiant. » Il y a certains accidents fatals où le dioxyde de carbone est impliqué directement. Cependant la mort survient par manque d’oxygène plutôt que par empoisonnement. Ce manque d’oxygène est causé par le fait que le dioxyde de carbone est beaucoup plus lourd que l’oxygène et qu’il va, en espace clos, déplacer l’oxygène un peu comme l’eau qui déplace l’air dans les poumons d’un homme qui se noie. La cause de la mort, chimiquement parlant dans ces deux situations n’est pas la présence de dioxyde de carbone mais l’absence d’oxygène dans le sang. L’un des symptômes de ce genre de mort est l’aspect bleuté de la peau.Le dioxyde de carbone peut être bénéfique et avoir un effet thérapeutique. 2-5 Il est souvent utilisé dans les cliniques médicales comme stimulant pour la respiration; dans ce cas il se trouve dans des cylindres (carbogènes) contenant de l’oxygène et 7% de dioxyde de carbone.(fn. 26) Normalement, lorsqu’une personne expire, l’air sortant des poumons contient 5.5% de dioxyde de carbone.Un niveau de 3% de dioxyde de carbone est tolérable pour une exposition de plusieurs jours. Par exemple dans les années 1950 la marine américaine a expérimenté l’effet d’une mixture de 3% de dioxyde de carbone et de 15% d’oxygène (i.e. 25% moins d’oxygène que dans l’air normal) dans des sous-marins plongeant pendant plusieurs semaines.(fn. 27) Pour des engins diesel, le taux de dioxyde de carbone au neutre est d’environ 2% et s’accroît graduellement jusqu’à 12% à mesure que l’on approche de la pleine charge tel qu’on peut le voir à la Figure 6. Un taux de dioxyde de carbone de 12% peut causer des irrégularités cardiaques et être dangereux pour des gens ayant une santé fragile et des problèmes de coeur. Les moteurs à essence en contre partie produisent 12% de dioxyde de carbone sans aucune charge. En général, s’il y a assez d’oxygène un taux de dioxyde de carbone de 12% n’est pas suffisant pour causer la mort. Néanmoins lorsqu’un taux de dioxyde de carbone aussi élevé existe dans les émissions d’un diesel cela veut aussi dire que le taux d’oxygène est dangereusement bas.Le principal danger relié aux émissions d’un diesel ne provient donc ni du monoxyde de carbone, ni du dioxyde de carbone, mais du manque d’oxygène.Fonctionnement des Chambres à Gaz au Diesel Si le tuyau d’échappement d’un moteur diesel est connecté à une chambre à gaz, la concentration de monoxyde de carbone sera initialement très basse et le niveau d’oxygène très haut (21% pour l’air ambiant) puisque les portes ont été initialement ouvertes pour faire entrer les victimes. Aussitôt que le moteur est mis en marche le taux de monoxyde de carbone va monter graduellement jusqu’à ce qu’il atteigne le niveau existant dans le tuyau d’échappement, sans même pouvoir dépasser celui-ci. On ne peut déterminer combien de temps il faudrait pour que cet équilibre soit atteint puisque le document Gerstein ne donne pas de précisions sur l’engin utilisé ni les conditions.Afin de se faire une meilleure idée sur l’efficacité ou l’inefficacité de la chambre à gaz telle que décrite par Gerstein, on peut analyser le problème en divisant cette demi-heure en deux; une période où le niveau de CO grimpe continuellement et une période pour laquelle la concentration est stable. Puisqu’on ne connaît ni les dimensions ni le rpm de cet engin, ou la dimension de la chambre, ou la quantité de fuites d’air qui peuvent exister, il est impossible de déterminer la durée de chacune de ces périodes. Tout ce que nous savons c’est qu’une fois additionnées elles donnent une demi-heure.Pour la période où le niveau est constant, l’arrangement le plus nocif utiliserait un diesel à chambre non divisée qui pourrait donner une concentration aussi élevée que 0.4%.Pour la période durant laquelle le taux de CO s’accroît, la concentration initiale de celui-ci serait de presque 0% au début et de 0.4% à la fin.Lorsqu’on veut faire la moyenne de ces deux chiffres, on obtient un taux maximum moyen de 0.2% en présumant un accroissement constant du taux de monoxyde de carbone.La moyenne combinée sur une demi-heure ne peut être obtenue précisément parce qu’il est actuellement impossible de savoir la durée de la période d’accroissement du CO ainsi que de la période pour laquelle ce taux est constant. Mais on peut être certain d’une chose; cette moyenne ne peut qu’être inférieure à 0.4%. Si le temps nécessaire à l’obtention de ce 0.4% est très court, alors la moyenne de la concentration pour toute la durée ne serait que légèrement inférieure à 0.4%.Si la période d’accroissement du CO est plus longue, bien entendu le taux moyen pour toute la durée sera plus bas.Si ces deux périodes sont égales (15 minutes), alors le taux moyen de monoxyde de carbone pour la demi-heure complète serait de 0.3%.D’après ce qu’on a vu précédemment un taux de 0.3% pendant une demie heure n’est que « dangereux » ce qui veut dire que certaines personnes auraient pu mourir mais certainement pas tous les gens présents.Puisqu’on ne connaît pas le type ni la taille de l’engin, ni le degré d’étanchéité de cette chambre à gaz, il est impossible de déterminer exactement combien de monoxyde de carbone aurait été présent. Mais on sait que le taux moyen serait inférieur à 0.4%. Ce taux serait donc en bas du seuil limite établi précédemment pour la chambre à gaz de Gerstein. En d’autres mots, même en opérant un moteur à chambre non divisée avec une charge maximale seules quelques-unes unes des victimes potentielles seraient tuées.Une analyse similaire concernant les effets dus au manque d’oxygène Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 21 sur 33 montre que quelqu’un aurait dû opérer n’importe quel type de diesel existant à un niveau intermédiaire entre les 3/4 de la capacité maximale et la pleine charge applicable avant que cet arrangement ne soit même létal de façon marginale.Une analyse des effets combinés du dioxyde de carbone, du manque d’oxygène et du monoxyde de carbone pourrait être faite en prenant comme base les recherches de Haldane et Henderson, mais les conclusions ne seraient guère différentes de celles obtenues en étudiant les effets du manque d’oxygène seul. Les taux de monoxyde et de dioxyde de carbone sont simplement trop bas pour faire la différence.Une personne voulant utiliser une chambre à gaz alimentée par un diesel de n’importe quel type aurait dû appliquer une charge correspondant au moins au 3/4 de la capacité maximale de celui-ci pour obtenir un effet létal même marginal.Bruit et Vibrations En plus de la fumée et de l’odeur qu’ils dégagent, les diesels sont reconnus pour le bruit intense qu’ils font. A cause son ratio de compression supérieur, son rpm plus bas et le type de combustion qu’il utilise, le moteur diesel fait beaucoup plus de bruit qu’un moteur à essence de même dimension. Le bruit et la vibration sont les principales raisons pour lesquelles ce type de moteur n’est pas utilisé dans une automobile.Si un engin diesel 12 cylindres (type V) provenant d’un char soviétique typique comme le T-34 avec une capacité de 500 chevaux vapeur aurait été monté sur le plancher d’un petit bâtiment et qu’on aurait fait fonctionner celui-ci aux 3/4 de sa capacité maximale pendant une demiheure, le bruit et la vibration auraient été beaucoup plus spectaculaire que les lamentations d’un groupe de juifs. Et pourtant, il n’y a aucune mention d’un tel bruit dans le document Gerstein ni dans aucun témoignage produit durant les procès d’après guerre.Des Diesels Pour un Meurtre de Masse? Si les auteurs d’une telle tuerie n’avaient eu aucune connaissance du fonctionnement des diesels et donc, choisi ce moteur au lieu d’un moteur à essence, la méthode qui leur serait venue à l’esprit aurait été de monter le moteur sur le plancher d’un bâtiment et de diriger les émanations du tuyau d’échappement dans une salle adjacente sans se soucier d’imposer une charge quelconque. Un tel arrangement aurait ennuyé et certainement fait souffrir un groupe de victimes potentielles mais n’aurait causé en fin de compte que des maux de tête. Ce mal de tête aurait eu pour cause la fumée, l’odeur et les vibrations mais certainement pas le monoxyde de carbone ou l’absence d’oxygène. Une telle méthode utilisée dans le cadre d’un meurtre de masse aurait donné lieu à un fiasco.Tout arrangement autour de ce diesel destiné à rendre celui-ci létal - même marginalement - aurait nécessité qu’un groupe d’individus très bien informés en prenne l’initiative. Il aurait fallu que ceux-ci soient familiers avec les courbes d’émission du monoxyde de carbone et de l’oxygène associées au type d’engin qu’ils opéraient. Même la plupart des ingénieurs aujourd’hui ignorent vraisemblablement ce genre de chose, en dépit de l’intérêt soulevé par les questions environnementales. Les concepteurs de cette chambre à gaz auraient également dû savoir comment imposer et maintenir une charge extérieure correspondant au moins au 3/4 de la capacité maximale du moteur puisque rien d’autre n’aurait été suffisant. S’ils avaient surchargé le moteur ou opéré celui-ci trop longtemps près de la charge maximale (80% de la charge maximale est généralement considéré comme non sécuritaire pour une opération continue du moteur) ils auraient dû après chaque gazage réviser minutieusement les composantes du moteur, les nettoyer et peut-être remplacer l’engin en cas de bris causés par l’accumulation rapide de suie.Trouver l’équipement approprié, puis assembler celui-ci (incluant l’équipement nécessaire à l’application d’une charge artificielle) aurait nécessité l’expertise d’ingénieurs expérimentés, pas seulement celle de mécaniciens d’automobile. Le montage de cet engin sur le sol d’un bâtiment aurait nécessité qu’un support approprié soit mis en place pour isoler des vibrations autant que possible et empêcher que le plancher ne soit abîmé fortement.Mais l’aspect important ici est: Si quelqu’un avait été suffisamment intelligent pour connaître ces détails et contourner les difficultés afin de rendre un diesel létal au moins partiellement, pourquoi cette personne aurait-elle choisi un diesel dans ce cas? Pour la somme des efforts investis tout ce que cette ou ces personnes auraient obtenu c’est une chambre à gaz qui n’aurait été que partiellement efficace face aux buts fixés. Malgré leurs efforts tout ce qu’ils auraient obtenu c’est une concentration de moins de 0.4% de monoxyde de carbone et de plus de 0.4% d’oxygène. N’importe quel moteur à essence ordinaire, fonctionnant sans aucune charge attachée leur aurait donné 10 fois plus de monoxyde de carbone qu’un diesel fonctionnant près de la charge maximale. N’importe quel moteur à essence ordinaire aurait donné 7% de monoxyde de carbone et moins de 1% d’oxygène. En trafiquant le carburateur, quelqu’un pourrait même obtenir 12% de monoxyde de carbone en ajustant une visse, celle qui contrôle l’ajustement carburant/air à brûler.Si l’on compare les deux engins lorsqu’ils fonctionnent au neutre ou encore avec une charge légère, la différence est encore plus dramatique.Si aucune charge extérieure n’est imposée un moteur à essence ordinaire peut carrément émettre 100 fois plus de monoxyde de carbone n’importe quel moteur diesel.L’histoire des chambres à gaz au diesel est incroyable pour ces raisons seules. Mais l’histoire devient encore plus incroyable lorsqu’on réalise que les Allemands disposaient de sources de monoxyde de carbone Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 23 sur 33 encore plus efficaces que les moteurs à essence. Ces autres sources ne requéraient ni carburant conventionnel ni carburant pour diesels Les Camions à Gaz Durant la deuxième guerre mondiale un grand nombre de pays européens, incluant l’Allemagne, ont fait usage de véhicules non militaires utilisant le bois ou le charbon plutôt que l’essence comme carburant. Le carburant solide, qui était généralement du bois, était d’abord converti en une mixture de gaz combustibles à l’aide d’un générateur situé à l’arrière du véhicule. Le gaz était alors extrait du générateur et brûlé par un engin diesel ou à essence modifié au préalable et situé à l’avant du véhicule. Le combustible ainsi produit contenait entre 18% et 35% de monoxyde de carbone.Dans les pays anglo-saxons ces véhicules sont généralement appelés « producer gas vehicles. » On aurait pu cependant les appeler « véhicules à gaz mortel » puisque c’est justement ce qu’ils étaient: Le gaz produit par ces engins était extrêmement mortel. L’utilisation de ces véhicules requérait que certaines procédures sécuritaires soient suivies et les centaines de milliers de chauffeurs qui conduisirent quotidiennement ces engins à travers l’Europe occupée par l’Axe devaient recevoir une formation spéciale et une licence approuvée par le gouvernement. (fn. Deux des 500,000 véhicules spéciaux circulant à travers l’Europe sous occupation allemande. On modifia ceux-ci en les équipant d’un générateur de gaz afin de conserver l’essence et le carburant diesel pour les véhicules militaires. Le gaz produit est extrêmement toxique et contient jusqu’à 35% de CO. Il a même été utilisé avant la guerre afin de dératiser dans le cadre du procédé de fumigation Nocht-Giemsa Dans les zones de l’Europe où on parlait allemand, les producteurs de gaz étaient appelés « Gaswagen. » Lorsqu’ils brûlaient du bois, ce qui était le cas pour une majorité d’entre eux, on les appelait aussi « Holzgaswagen, » qui se traduit littéralement par « camions à gaz de bois. » Ceci est un petit générateur de gaz alimenté par du bois, i.e. un « Holzgaskleingenerator. » L’abondance des camions à gaz à travers l’Europe occupée et l’intensité avec laquelle les Allemands produisaient de nouveaux types de camions à gaz basés sur la même technologie est un élément qui mine la crédibilité de l’histoire de l’Holocauste en général. Si les Allemands planifiaient de commettre un meurtre de masse en utilisant Les Gazages au Diesel: 15/06/08 07:45 Page 25 sur 33 un gaz, ils auraient certainement utilisé la technologie associée à ces producteurs de gaz plutôt que les émissions d’un diesel. Il est certain qu’Eichmann et d’autres « spécialistes des transports » impliqués dans la « solution finale à la question juive » - qui était en grande partie une question de transport - connaissaient l’existence de tels camions et de leurs caractéristiques. Ils auraient sûrement songé à utiliser ces camions pour tuer les juifs, s’ils avaient eu l’intention d’utiliser un gaz afin de commettre ce meurtre...Ces camions à gaz ne sont pas les « camions à gaz » qu’on aurait supposément utilisé pour le meurtre de masse à Chelmo, ou que les Einsatzgruppen auraient utilisé en Russie, malgré le fait que le mot utilisé soit similaire en allemand.Les « camions à gaz homicides » étaient, comme on peut s’en rendre compte en examinant l’ »évidence » donnée pour supporter cette histoire, des camions conventionnels dont le tuyau d’échappement aurait été trafiqué pour amener le gaz à l’intérieur. A la base de cette histoire on retrouve cet étrange document appelé le document « PS-501 » qui est, selon moi, une falsification faite à partir d’une lettre anodine de l’Untersturmführer (Premier Lieutenant) Becker à l’Obersturmbannführer SS (Lieutenant Colonel) Walter Rauff, discutant certains des nombreux problèmes qui ont dû se poser concernant l’utilisation des camions à gaz... (fn. 30) La lettre a apparemment été réécrite et le texte partiellement changé de façon à donner une connotation sinistre. Une analyse détaillée du document PS-501 ne sera cependant pas faite dans cet article.(fn. 31) Ces camions à gaz, qui auraient été de loin supérieurs à n’importe quel véhicule conventionnel dans un programme de meurtre de masse, voyageaient à travers l’Europe vers toutes les destinations y compris vers et en provenance des camps de concentration. Néanmoins les promoteurs de l’Holocauste n’ont jamais suggéré que ces outils parfaitement adaptés aux gazages homicides aient été impliqués dans le moindre meurtre!Un générateur de gaz typique, montrant le compresseur (Gebläse) en bas, à gauche. Utilisé normalement au départ, ce compresseur aurait parfaitement pu être utilisé pour injecter un gaz extrêmement toxique (18% à 35% de CO) dans une baraque ou une cellule. Plus de 500,000 véhicules utilisaient ce genre de producteur de gaz en Europe occupée. Le fait qu’on ait jamais suggéré que ce genre de technologie largement disponible fut utilisée pour des gazages homicides rend encore plus absurde l’affirmation selon laquelle les émanations riches en oxygène d’un diesel ont été utilisées pour tuer des millions de gens. (Photo Source: ATZ Automobiltechnische Zeitschrift, 4 de 18, Septembre 1940, p.458.L’histoire des camions à gaz n’est qu’une adaptation de la part des propagandistes de l’Holocauste qui se basent sur des documents référant à l’utilisation parfaitement inoffensive de ce genre de véhicules et, bien sûr, sur des « témoignages oculaires » générés après la guerre C’est dans l’histoire des camions à voir qu’on peut voir en miniature le processus d’évolution d’une histoire plus vaste, l’histoire générale de l’Holocauste.Gazéification de Charbon En plus de disposer de la de producteurs de gaz, les Allemands disposaient de la technologie la plus avancée au monde en matière de gazéification du charbon.(fn. 32) L’une des premières étapes dans la gazéification du charbon consistait à produire du monoxyde de carbone à partir de celui-ci. Le monoxyde de carbone obtenu pouvait alors être soit utilisé comme carburant, soit comme étape intermédiaire menant à la synthèse d’autres produits.A cause de l’absence de ressources en hydrocarbures liquides ou de caoutchouc en Allemagne, les autorités de ce pays avaient converti la plupart des industries existantes dès la première guerre mondiale afin qu’elles utilisent du charbon plutôt que du pétrole pour produire du carburant liquide et du caoutchouc synthétique. La quantité de monoxyde de carbone produite dans le cadre de cette technologie se chiffrait en millions de tonnes et aurait été suffisante pour tuer toute la population d’Europe plusieurs fois.Les usines de gazéification du charbon étaient situées dans toutes les zones industrielles existant en Allemagne. Une des régions où on pouvait trouver plusieurs usines de ce genre était la Silésie. Là le charbon se trouvait en abondance et était à la base de la vie industrielle locale. L’un de ces complexes en Silésie était administré par la compagnie I.G. Farben (à Auschwitz en fait). Une faible fraction de ce monoxyde de carbone aurait pu aisément être redirigée à travers un pipeline vers le camp d’Auschwitz-Birkenau situé à quelques kilomètres seulement. Bien sûr, personne ne prétend que le monoxyde de carbone aurait été utilisé pour tuer des gens dans ce camp bien que cette solution aurait été relativement aisée. Pour exterminer des gens dans ce camp, on nous dit que les Allemands ont utilisé une substance totalement différente, le Zyklon B.Conclusion Bien qu’il serait plus commode pour le camp révisionniste d’affirmer qu’un meurtre de masse n’aurait pu en aucun cas être accompli en une demi-heure à l’aide d’un diesel, il est impossible d’aller aussi loin et d’être catégorique là-dessus. On doit concéder que le meurtre d’un grand nombre de gens à l’aide d’un moteur diesel aurait pu se faire. Il aurait fallu cependant que ces gens possèdent une expertise technique remarquable doublée d’un acharnement et d’une obstination inexplicable puisque avec une telle méthode au mieux ces gens auraient-ils pu obtenir qu’une partie des victimes meurent. D’un point de vue pratique utiliser un moteur diesel aurait été contraire au sens commun le plus élémentaire.On peut à l’occasion trouver dans la littérature sur l’Holocauste une explication sur le choix qu’on fait les Allemands d’utiliser des chambres à gaz comme méthode d’exécution. Ce choix aurait été dicté par le souci d’épargner aux SS la charge émotionnelle entraînée par l’exécution par balles d’hommes, de femmes et d’enfants puisque trop d’entre eux finissaient par flancher autrement. On suggère donc que qu’aucun inconvénient de ce genre n’existait avec les chambres à gaz. Il n’y a aucun doute qu’une méthode efficace de meurtre de masse relativement indolore aurait pu être mise au point, mais pas avec un diesel. Considérant les points qui ont été abordés on peut dire qu’il aurait été difficile d’imaginer une méthode plus maladroite et plus inefficace que celle-ci. Bien qu’il soit concevable qu’un cerveau dérangé puisse avoir décidé d’utiliser un diesel pour tuer massivement il aurait été clair après quelques tentatives, même pour un abruti, que quelque chose de plus efficace était requis. Néanmoins Christian Wirth est supposé avoir demandé à Gerstein de ne pas proposer à Berlin aucun autre type de chambre à gaz (fn.33) Ce ne sont pas que quelques personnes qui auraient été tuées à l’aide d’un diesel, mais des millions. Il est déjà difficile d’imaginer qu’une telle méthode a été utilisée pour tuer les juifs puisque d’autres méthodes beaucoup plus efficace étaient disponibles; mais imaginer de plus que les Allemands auraient utilisé la même méthode dans le cadre du programme d’euthanasie contre leur propre peuple est encore plus inouïe.Post-scriptum: D’Autres Surprises à Venir! Une métamorphose merveilleuse semble déjà voir le jour dans l’histoire de l’Holocauste telle qu’elle est offerte. Plusieurs propagandistes de l’Holocauste se donnent maintenant beaucoup de mal pour laisser tomber l’histoire du diesel et la remplacer par une version où le moteur aurait été en fait un moteur à essence. Celui-ci aurait simplement brûlé du carburant diesel de façon à rendre plus létales encore les émanations injectées dans la chambre à gaz. Cette transformation ahurissante est apparue récemment dans un livre publié en Allemagne sous le titre Nationalsozialistiche Massentoetungen durch Giftgas. (fn.34) Ce livre est le fruit du projet conjoint de 24 des plus éminents écrivains de l’Holocauste ( Eugen Kogon, Hermann Langbeing, Adalbert Rueckerl, Gideon Hausner, Germaine Tillion, Georges Wellers, etc..) Il est à la pointe de la mythomanie de la shoah et a déjà été recommandé par le Congrès Mondial Juif à Londres.(fn.35) La nouvelle version « revissée » de l’Holocauste prétend que Gerstein et les autres se sont trompés lorsqu’ils ont affirmé qu’un diesel était utilisé pour tuer les juifs à Treblinka, Belzec et Sobibor. L’affirmation est maintenant que des moteurs à essence ont été utilisés.La façon maladroite avec laquelle ce livre jongle avec l’évidence donnée peut être illustrée par le fait que bien que le document Gerstein mentionne un moteur diesel à quatre reprises, la portion de ce document qui est citée dans cette « réplique définitive » aux révisionnistes ne mentionne pas le diesel du tout, pas plus qu’elle ne décrit comment les juifs sont tués.(fn. 36) Pour décrire la méthode utilisée dans l’extermination des juifs, l’ouvrage cite un fragment du témoignage donné par le Dr. Pfannenstiel devant les tribunaux après la guerre. Là non plus Pfannenstiel ne parle pas de moteurs diesels mais uniquement de l’utilisation de carburant diesel dans les moteurs. De quelle façon quelqu’un aurait réussi à opérer un moteur à essence avec du carburant diesel est laissé à l’imagination. Le fait est qu’aucun moteur à essence ne pourrait opérer avec du carburant diesel.(et vice versa). Une erreur fatale de la nouvelle version sans diesel est la rétention d’une affirmation récurrente selon laquelle les corps étaient « bleus. » Bien que la cause la plus probable de décès dans le cas d’un gazage par diesel soit l’asphyxie, ce qui aurait effectivement donné une apparence bleutée à la peau des victimes, la seule cause de décès possible dans le cas d’un moteur à essence serait le monoxyde de carbone, c’est à dire que la peau des victimes aurait été rouge cerise ou rose. Bien que le témoignage d’après guerre de Pfannenstiel soit moins étrange que celui de Gerstein, on trouve dans celui-ci, comme dans celui d’autres « témoins oculaires » l’affirmation répétée que les corps étaient « bleus ».(fn.37) Que le document Gerstein, même dans une forme très abrégée, soit inclut dans un livre qui se veut sérieux en dépit du fait que la version « révisée » des gazages qu’on nous présente aujourd’hui ne tienne pas la route non plus (on a qu’à jeter un coup d’oeil au texte complet du document Gerstein) montre à quel point les tenants de l’Holocauste sont désespérés et tentent de rafistoler ensemble tous les éléments disparates qu’ils possèdent afin de « supporter » leurs fantaisies monstrueuses. Ils n’ont que peu et le document Gerstein est encore ce qu’ils peuvent trouver de mieux.Cette version « révisée » de l’Holocauste est même encore plus absurde que l’ancienne. Bien qu’il soit improbable mais possible qu’un ingénieur confonde un moteur diesel avec un moteur à essence, comment quelqu’un pourrait-il se tromper et confondre du « rouge » avec du « bleu »? Peut-être étaient-ils tous daltoniens - on devra simplement attendre et voir pour la nouvelle version -. Il n’y a aucun doute que nous verrons beaucoup d’autres tentatives de la part de ces hommes désespérés qui tentent tant bien que mal de faire tenir ensemble les pièces d’une histoire truffée de mensonges qui part en morceaux.L’histoire de chambres à gaz utilisant un diesel est en soi une imbécillité- apparemment quelques-uns uns des exterminationnistes le reconnaissent maintenant. Cependant la nouvelle affirmation comme quoi des moteurs à essence furent utilisés avec du carburant diesel est une imbécillité aussi.Notes1. Les « chambres à gaz » qu’on montre aujourd’hui à Dachau, Auschwitz et ailleurs ne sont munis d’aucun équipement qui pourrait les distinguer de locaux ordinnaires, et n’auraient donc pu être utilisés à cet effet. Les « chambres à gaz » de Treblinka, Belzec et Sobibor ont normalement été détruites longtemps avant la fin de la guerre.2. Raul Hilberg, The Destruction of the European Jews (Chicago: Quadrangle Books, 1961), p. 572.3. C’est dans ces camps que plusieurs photos de corps émaciés furent prises. Ces photos sont encore aujourd’hui présentées comme celles de victimes juives de gazages. Aucune photo similaire n’existe pour Auschwitz, par exemple.Déjà en 1960 le Dr Martin Broszat de l’Institute d’Histoire Contemporaine de Munich écrivait dans une lettre au journal Die Zeit (19 août 1960, p.16) qu’il n’y avait eu « aucune chambre à gaz dans l’ancien Reich », ce qui veut dire l’Allemagne avec ses frontières en 1937, mais que « des gazages avaient pris place en Pologne. »L’exclusion de Dachau, Bergen-Belsen et Buchenwald de la liste des camps d’extermination dans la littérature d’aujourd’hui est déjà une adminssion qu’un « mini canular » a été perpétré plus tôt.4. Hilberg, pp. 561-62.5. William B. Lindsey, « Zyklon B, Auschwitz, and the Trial of Dr.Bruno Tesch, » Journal of Historical Review Vol. 4, No. 3 (Fall 1983).6. En 1982 en France, lors d’un procès où Poliakov poursuivait Robert Faurisson parce que celui-ci l’avait qualifié de « falsificateur de l’histoire, » Poliakov expliqua qu’il avait simplement mal lu une copie de mauvaise qualité faite à partir d’une autre copie du document Gerstein original.7. Leon Poliakov, Harvest of Hate (Bréviaire de la Haine), Holocaust Library (New York: Schocken Books, 1979), p. 195.8. Le Dr Wilhelm Pfannenstiel était professeurwas à l’Institut d’Hygiène de l’Université de Marburg an der Lahn. Un article de lui fut publié concernant l’efficacité de la vitamine K fut publié dans Deutsche Zeitschrift fuer Chirurgie, 257 Gand (1943) pp.639-42. Aussi, une réponse de celui-ci à la question d’un lecteur fut publiée par le Muenchener Medizinische Wochenschrift (4 Juillet 1941), p. 766, avec son addresse: Pilgrimstein 2, Marburg an der Lahn. I fut apparament envoyé à Belzec ainsi que dans d’autres camps en tant que consultant médical afin d’améliorer les conditions sanitaires. Après la guerre on l’interrogea plusieurs fois au cours des ans relativement à sa visite au camp de Belzec en compagnie de Gerstein et à deux reprises il fut poursuivi, le dernier procès s’étant déroulé à Marburg en 1970. Le système de défense qu’il adopta était le seul possible: Il ne mit pas en doute la version donnée par Gerstein tout en niant quoi que ce soit qui puisse l’incriminer.8. S. Kaye, Handbook of Emergency Toxicology, 4th ed.(Springfield: C.C. Thomas, 1980) pp. 187-88. Pour une discussion plus détaillée concernant les effets toxiques du CO voir: C.J. Polson & R.N. Tattersall, Clinical Toxicology (Philadelphia: Lippincott, 1969), pp. 604-21.9. Poliakov, p. 196.10. Y. Henderson and H.W. Haggard, Noxious Gases (New York: Reinhold Publishing, 1943), p.168.12. W. Baker and A.L. Mossman, Effects of Exposure to Toxic Gases (East Rutherford, New Jersey: Mattheson Gas Products, 1970), p.12.11. F.E. Camps, Medical and Scientific Investigations in the Christie Case (London: Medical Publications Ltd., 1953), p. 170.12. P.S. Myers, « Automobile Emissions- A Study in Environmental Benefits versus Technological Costs, » Society of Automotive Engineers Transactions Vol. 79 (1970), Section 1, paper 700182, p. 662.13. Un sous marin russe est mentionné sans aucun détail dans Jochen Von Lang, Eichmann Interrogated (New York: farrar Straus & Giroux, 1983) p. 76. Depuis la première guerre mondiale, les moteurs à essence ne sont plus utilisés par les sous-marins à cause de la toxicité de leurs émanations et l’inflammabilité du carburant qu’ils utilisent. Donc n’importe quel sous-marin incluant ceux de la marine soviétiques aurait été équipé d’un moteur diesel et la puissance de celui-cu aurait certainement été aussi grande que pour un char d’assaut.14. David F. Merrion, « Effect of Design Revisions on Two Stroke Cycle Diesel Engine Exhaust, » Society of Automotive Engineers Transactions Vol. 77 (1968), paper 680422, p. 1535.15. J.C. Holtz, « Safety with mobile diesel-powered equipment underground, » Report of Investigations No. 5616, U.S. Dept. of the Interior, Bureau of Mines, Washington, 1960, p.67.16. Les Figures 3 et 5 ont été fréquemment utilisées pendant les quarante dernièrs années dans la littérature technique par de nombreux ingénieurs ce qui démontre la fiabilité des données qu’elles utilisent et le fait qu’elles représentent le pire cas d’émission de monoxyde de carbonne par un diesel. Deux exemples d’articles utilisant la figure 3 sont: J.H. Schrenk and L.B. Berger, « Compostion of Diesel Engine Exhaust Gas, » American Journal of Public Health Vol. 31, No. 7 (July, 1941), p. 674, et Martin A. Elliot, « Combustion of Diesel Fuel, » Socitey of Automotive Engineers Quarterly Transactions Vol.3, No. 3 (July 1949), p. 509.17. Bien que les tests reliés ainsi que leur but ont été discutés dans plusieurs articles, le meilleur est probablement celui deHoltz.18. Elliot and Davis, « Compostion of Diesel Exhaust Gas, » SAE Quarterly Transactions Vol. 4, No.3 (July 1950), pp. 345-46 - discussion by E.W. Landen.19. Ibid, p. 333.20. Edward F. Obert, Internal Combustion Engines and Air Pollution (New York and London: Intext Educational Publishers, 1973), p.361.21. Henderson & Haggard, pp.144-45.22. J.S. Haldane & J.G. Priestly, Respiration (New Haven: Yale University Press, 1935) pp.223-24.23. L.J. Meduna, Carbon Dioxide Therapy (Springfield: C.C.Thomas), pp. 3-19.24. J.D.P. Graham, The Diagnosis and Treatment of Acute Poisoning (London: Oxford University Press, 1962), pp. 215-17.25. L.T. Fairhall, Industrial Toxicology, 2nd ed. (Baltimore: Williams & Wilkins, 1957), p. 180.26. Wolfgang Oerley, « Entwicklung und Stand der Holzgaserzueger in Oesterreich, Maerz 1938 (Dévellopment et Statut des Générateurs de Gaz au Bois en Autriche, March 1938), » in ATZ Automobiltechnische Zeitschrift, Heft 11 (April 1939), p.314.Avant la guerre, la compagnie la plus avancée au monde concernant la technologie des camions à gaz de bois était Saurer, une cie basée à Vienne. C’est la même compagnie qu’on accuse d’avoir fabriqué les « camions à gaz homicides » dans le PS-501!27. La littérature technique en langue allemande se rapportant aux transports de l’époque abonde en références sur ce sujet maintenant oublié. Pour une introduction à celui-ci, voir ATZ are Heft 18 de Septembre 1940 et 1941.28. Rauff réside maintenant au Chili ou des gens comme Simon Wiesenthal et Beate Klarsfeld le traque. Une tentative récente de l’ADL et d’autres organisations aux USA d’obtenir son extradition vers Israel a échouée vu l’absence de traités d’extradition et le comportement sans fautes de Rauf dans son pays d’adoption.29. Une analyse plus détaillée des camions à gaz et du Zyklon B peut se trouver dans l’enregistrement de la présentation faite par l’auteur lors de la Conférence Internationale Révisionniste qui a eu lieu à Los Angeles le 6 septembre 1983. Cet article en est un abrégé. La cassette audio est disponible à l’Institure for Historical Review. BR>30. Une excellente discussion sur ce sujet qui inclut une liste exhaustive de références (surtout en allemand) est:W. Gumz and J.F. Foster of the Battelle Memorial Inst., « A Critical Survey of Methods of Making a High BTU Gas from Coal, » Research Bull, No. 6 (New York: American Gas Association, July 1953).31. Le texte complet du document Gerstein est disponible dans Arthur R. Butz, The Hoax of the Twentieth Century (Torrance, CA: Institute for Historical Review, 1982), p.254. La technique d’extermination employée à Treblinka, Belzec et Sobibor n’était même plus supposée être expérimentale en 1942 mais une technologie au point suite à l’acquisition d’expérience pratique durant les trois années précédentes (y compris le programme d’euthanasie commencé en 1939.)32. Nationalsozialistische Massentoetungen durch Giftgas, (Assasinats par Gaz pratiquées par les National-Socialistes) (Frankfurt: S. Fischer Verlag, 1983).33. Chicago Jewish Sentinel (22 December 1983). 36.Nationalsozialistische Massentoetungen durch Giftgas, p. 172- 74.34. Voir par exemple son témoignage devant la cour de Darmstadt du 6 juin 1950 qui est reproduit dans: Saul Friedlaender, Counterfeit Nazi: The Ambiguity of Good (London: Weidenfeld and Nicolson, 1967). p. 118. Pour une discussion détaillée concernant le dilemne auquel ont dû faire face tout Allemand qui fut relié, même de loin avec un des camps de concentration, Treblinka, Belzec et Sobibor étaient en fait des camps de transit plutôt que des camps de concentration, voir l’article de W.B.Lindsey. Traduction de Jean-François Beaulieu
Commentaire n°19 posté par merci le 01/02/2009 à 14h51
Mon Dieu...c'est la fin!
Suite a l'annonce de Mark WEBER de son abandon du combat negationniste nos troupes sont en deroute.
http://forum.codoh.com
Fuyant massivement devant un homme seul les hordes negateuses affolees prises de panique du blog konk ne savent plus quoi faire...etions nous si peu armes? deux jours auront suffit a nous ecraser.
Commentaire n°20 posté par RevisoBuster le 01/02/2009 à 15h53

une suggestion:

que quelqu'un écrive au Pr Faurisson ( et détenteur de la VERITE historique incontestable )  pour lui poser la question suivante:

" que doit dire et que doit ne pas dire
 un bon citoyen de la République , 5° mouture,
concernant le genocide des juifs pendant la période 1942-1945 en Europe"


et aussi " aura-t-on le droit de faire une glose sur la réponse ?"

à noter  que Reviso Buster et Mgr WILLIAM SAURIN sont condamnés à des APRES MIDI BARBECUE éternelles  pour ne pas avoir suivi cette procédure.

Commentaire n°21 posté par Gazeur de Revizo le 01/02/2009 à 16h11

THE

TOXICITY OF FUMES FROM A DIESEL ENGINE

UNDER FOUR

DIFFERENT RUNNING CONDITIONS

BY

R. E. PATTLE, H. STRETCH, F. BURGESS, K. SINCLAIR, and J. A. G. EDGINTON

From the Ministry

of Supply Chemical Defence Experimental Establishment, Porton, Wilts


http://www.nizkor.org/ftp.cgi/orgs/british/bjim/Prattle.pdf

Commentaire n°22 posté par de rien... le 01/02/2009 à 16h30
C'est marrant ce jeu, il suffit, de temps en temps, de remettre deux balles dans le bastringue sous forme d'un petit message comme çui ci et hop, c'est reparti.

C'est reparti pour revoir les antirevisos (buster, killer et autres) hysteriques, en pleine diarrhée verbale se ridiculiser définitivement tout en essayant desesperement de se convaincre à coups de methode coué que leur plus grande defaite, ici sur ce blog, est un succés...

Continuez les chatrés du bulbe et du reste, vous etes hilarants, me suis jamais tant amusé en regardant de tels dechets humains ....

Allez hop, je remets deux balles et je reviens demain voir les resultats (contrairement à vous impuissants notoires, j'ai une vraie vie moi ...)
Commentaire n°23 posté par saintclaire le 01/02/2009 à 16h31
C'est marrant ce jeu, il suffit, de temps en temps, de remettre deux balles dans le bastringue sous forme d'un petit message comme çui ci et hop, c'est reparti.

C'est reparti pour revoir les antirevisos (buster, killer et autres) hysteriques, en pleine diarrhée verbale se ridiculiser définitivement tout en essayant desesperement de se convaincre à coups de methode coué que leur plus grande defaite, ici sur ce blog, est un succés...

Continuez les chatrés du bulbe et du reste, vous etes hilarants, me suis jamais tant amusé en regardant de tels dechets humains ....

Allez hop, je remets deux balles et je reviens demain voir les resultats (contrairement à vous impuissants notoires, j'ai une vraie vie moi ...)
Commentaire n°24 posté par saintclaire le 01/02/2009 à 16h32
"..., même de loin avec un des camps de concentration, Treblinka, Belzec et Sobibor étaient en fait des camps de transit plutôt que des camps de concentration, voir l’article de W.B.Lindsey. Traduction de Jean-François Beaulieu "

Beaulieu ; revisionniste
Commentaire n°25 posté par de rien... le 01/02/2009 à 16h37
Tais toi saintclaire !
Tu débordes de haine !
Commentaire n°26 posté par Le Cidre le 01/02/2009 à 17h56
re-bonjour,
je n'y tiens plus, le site de l'IHR que j'ai viste malgre mon anglais niveau CM2 ( mais peut il etre digne de confiance?) annonce effectivement le renoncememt de Mark Weber.
Ce monsieur semble etre une sorte de chef de file des revisionnistes.
Que cela peut il bien vouloir signifier?
Je m'interroge sur un tel recul au momnet ou JAMAIS les theses reviseuses n'ont ete si proches de la Victoire?

Aurais je eu raison de ne pas croire ( intution toute feminine?) des le debut que les croyants en la non these revisionniste (periode Bardeche-Thion) desavouant in texto Garaudy mais avalisant le courant Faurissonien-Irving ( ce dernier perdant un proces retentissant ) avant l'arrivee de la meute legaliste pro Gayssot sur le blog Konktextes??

J'avoue etre un peu perdue>
Commentaire n°27 posté par nina41x49 le 01/02/2009 à 18h11
((((((((((((Mon Dieu...c'est la fin!
Suite a l'annonce de Mark WEBER de son abandon du combat negationniste nos troupes sont en deroute.
http://forum.codoh.com
Fuyant massivement devant un homme seul les hordes negateuses affolees prises de panique du blog konk ne savent plus quoi faire...etions nous si peu armes? deux jours auront suffit a nous ecraser. )))))))))

C'est scandaleux! Konk, je vous somme de vous expliquer!!
Qui sont ces gens dans mon jardin?????
Commentaire n°28 posté par Furax le 01/02/2009 à 18h15

STOP au Racisme Anti Révisonniste !

Un Comité d’intellectuels Négationniste est créé ce jour !

Le Zursaut Fachiste de Haine et de Dialogue Pour la Liberté de Nier  voit le jour !

Devant la montée de la discrimination AntiNégateux sur Internet nous demandons un cessez le feu sans conditions à Mysterious, Reviso-Killer,Buster, Antechrist, Les différents Colosse et autres Bouchers Charcutiers d’Europe de l’Est

Le temps pour nous, purs nieurs devant l’Eternel et avec l’appui de Mgr WilliamSaurin, de refaire nos travaux et de revoir nos différentes sources ou peut etre d’en inventer de nouvelles ! PAX !

Kamrad White Trash Rejoins nous et viens hair en toute liberté dans le confort et le respect !

Commentaire n°29 posté par KOMMUNIQUE le 01/02/2009 à 18h49
Vous êtes contre la liberté de nier ?
Réponse de konk le 01/02/2009 à 19h07
Pas dut tou! Au contraire! Nions, nions il n'en restera toujours RIEN!
Commentaire n°30 posté par KOMMUNIQUE le 01/02/2009 à 19h12

Vous par contre etes resolumment contre la liberte d'expression a en juger par le nettoyage que vous infligeates aux posts juges...non orthodoxes?? HHMmmm?? On se sent l'ame Gayssotine chez les reviseux?

Au moins le message est clair: si vos theses etaient celle communement repandues et acceptees vous vous protegeriez derriere les memes remparts que vceux que vous conspuez a longueur de tracts!

Commentaire n°31 posté par Mysterious le 01/02/2009 à 19h31
Excusez moi, en effet j'ai supprimé les commentaires qui semblaient seulement injurieux et sans intérêt pour le débat, mais c'est pas facile et fastidieux. Je ne pense pas que je vais pouvoir continuer.
Réponse de konk le 01/02/2009 à 20h46
Commentaire n°32 posté par Toc le 01/02/2009 à 20h02

Commentaire n°33 posté par karine le 01/02/2009 à 20h12

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